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« Gilets jaunes » : Buzyn condamne une « ingérence » à l’étranger

Salvini et Erdogan ont décrit les "gilets jaunes" comme l'échec de l'Europe ; pour la ministre, ces politiques extrêmes profitent de la situation au lieu d’espérer l'apaisement

Des manifestants en gilet jaune défilent le samedi 8 décembre 2018 à Marseille, dans le sud de la France. (Crédit : AP / Claude Paris)
Des manifestants en gilet jaune défilent le samedi 8 décembre 2018 à Marseille, dans le sud de la France. (Crédit : AP / Claude Paris)

Les dirigeants étrangers qui font des remarques sur la gestion de la crise des « gilets jaunes » en France commettent une « ingérence », a condamné la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, dimanche sur LCI.

« Excédée », selon son propre mot, la ministre a également montré du doigt la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen et le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, des « donneurs de leçons » qui souhaitent selon elle « soit le chaos soit l’affaiblissement » de la France.

Après la diffusion d’images du ministre italien Matteo Salvini et du président turc Recep Tayyip Erdogan décrivant les « gilets jaunes » comme l’échec des politiques européennes, Mme Buzyn a lancé: « Je suis hors de moi quand j’entends ces politiques extrêmes qui profitent de la situation au lieu d’espérer l’apaisement. »

« C’est de l’ingérence, c’est des gens qui profitent d’une situation pour justifier leur propre politique qui est anti-climat, totalitaire », a-t-elle condamné.

La ministre a ensuite attaqué Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, dont l’objectif est « l’affaiblissement de l’Europe ».

Agnès Buzyn, nouvelle ministre de la Santé (Crédit: Conseil économique social et environnemental)

« L’alliance » entre Marine Le Pen et l’ex-conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, qui se sont rencontrés samedi à Bruxelles, n’a pas été « suffisamment montrée », a regretté la ministre.

« Quand on veut défendre la France, on ne donne pas la France à des puissances étrangères. Elle s’allie avec M. Poutine d’un côté, M. Bannon de l’autre, le président brésilien d’extrême-droite, c’est inquiétant », a souligné Agnès Buzyn.

Quant à M. Mélenchon, « qui a 40 ans de politique derrière lui », « il s’est bien entraîné pour l’art oratoire, mais aujourd’hui, (…) je ne sais pas ce qu’il a fait pour les Français ».

« La critique peut venir de gens qui souhaitent faire réussir la France. Elle ne peut pas venir de gens qui souhaitent soit le chaos soit l’affaiblissement de notre pays », a conclu Agnès Buzyn.

Quelque 136 000 manifestants étaient dans les rues samedi pour la quatrième journée de mobilisation des « gilets jaunes ». Emmanuel Macron doit annoncer en début de semaine de nouvelles mesures en réponse à cette crise qui met son quinquennat à l’épreuve.

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