Golan : des centaines de manifestants commémorent l’indépendance de la Syrie
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Golan : des centaines de manifestants commémorent l’indépendance de la Syrie

La guerre civile syrienne divise aussi sur le plateau du Golan, où les opposants à Assad ont refusé de défiler sous son portrait

Des habitants druzes du Golan pendant une manifestation commémorant l'indépendance de la Syrie, à Massaadeh, le 17 avril 2017. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
Des habitants druzes du Golan pendant une manifestation commémorant l'indépendance de la Syrie, à Massaadeh, le 17 avril 2017. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Des centaines de Syriens ont défilé lundi sur le plateau du Golan israélien à l’occasion du 71e anniversaire de l’indépendance de la Syrie, scandant des slogans hostiles à l’Etat juif sous des portraits du président syrien Bashar el-Assad, a constaté un photographe de l’AFP.

« Dieu protège la Syrie » et « A bas l’occupation », ont-ils scandé dans le village de Massaadeh, alors que chaque année, le 17 avril, la Syrie célèbre le départ du dernier soldat français de son territoire en 1946.

Sur le plateau du Golan, qu’Israël a conquis à la Syrie pendant la guerre des Six Jours de 1967 et dont il a annexé 1 200 km², le conflit qui déchire depuis six ans la Syrie divise également. L’opposition au président Assad a ainsi refusé de défiler lundi sous ses portraits.

Malgré les divergences sur la question syrienne, opposants et partisans du régime dans le Golan se retrouvent toutefois sur un point : l’opposition à la présence israélienne, ont affirmé plusieurs d’entre eux à l’AFP.

Une habitante druze du Golan pendant une manifestation commémorant l'indépendance de la Syrie, à Massaadeh, le 17 avril 2017. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
Une habitante druze du Golan pendant une manifestation commémorant l’indépendance de la Syrie, à Massaadeh, le 17 avril 2017. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

« Nous restons attachés à notre identité syrienne et nous poursuivons la résistance nationale », a ainsi affirmé Nasser Ibrahim, un des organisateurs du rassemblement à l’AFP.

« Avec la crise syrienne, Israël a multiplié les mesures dans le Golan », a de son côté accusé Ayman Abou Jabal, opposant à Bashar el-Assad, citant notamment des modifications du programme scolaire dans les écoles du Golan.

L’annexion israélienne du Golan n’est pas reconnue par la communauté internationale, qui considère toujours le territoire comme syrien. Environ 510 km² du plateau sont encore sous contrôle syrien.

Israël, toujours techniquement en état de guerre avec son voisin, s’est longtemps employé à rester à l’écart du conflit en Syrie, tout en se réservant le droit d’y mener des opérations ponctuelles contre le Hezbollah, groupe terroriste chiite libanais engagé aux côtés du régime.

Le mois dernier, l’aviation israélienne a ainsi ciblé en Syrie un convoi d’armes destiné au Hezbollah. Ce raid a provoqué une riposte anti-aérienne de l’armée syrienne et un des missiles tirés en direction du territoire israélien a été intercepté.

L’armée syrienne a affirmé avoir abattu un avion israélien et en avoir atteint un deuxième, ce qu’Israël a démenti.

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