Golan-Jérusalem-Est: Mohammed VI et Abdallah II rappellent leur position
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Golan-Jérusalem-Est: Mohammed VI et Abdallah II rappellent leur position

Les monarques marocain et jordanien ont "réitéré" leur "soutien total au peuple palestinien pour le recouvrement de tous ses droits légitimes et l'établissement de son Etat"

Un drapeau d'Israël flotte sur l'épave d'un char israélien qui se trouve sur une colline du plateau du Golan et qui domine la frontière avec la Syrie, le 18 octobre 2017. (Crédit : JALAA MAREY / AFP)
Un drapeau d'Israël flotte sur l'épave d'un char israélien qui se trouve sur une colline du plateau du Golan et qui domine la frontière avec la Syrie, le 18 octobre 2017. (Crédit : JALAA MAREY / AFP)

Les rois du Maroc et de Jordanie ont affirmé jeudi que la décision d’Israël d’annexer le Golan était « illégale et nulle », sans mentionner celle du président américain Donald Trump de reconnaître la « souveraineté israélienne » sur ce territoire syrien.

Israël a conquis 1 200 km2 du Golan en 1967 et en 1981 a commencé à y faire appliquer sa loi en 1981, « représente une violation de la légalité internationale, particulièrement les résolutions du Conseil de sécurité », ont déclaré les deux monarques dans un communiqué.

Mohammed VI et Abdallah II, qui ont eu jeudi des entretiens à Casablanca, ont souligné que, « conformément aux résolutions de la légalité internationale, le Golan est une terre syrienne occupée et la décision d’Israël de l’annexer est illégale et nulle ».

Territoire stratégique riche en eau, le Golan a été conquis en 1967 par Israël et la loi israélienne a commencé à être appliquée en 1981.

Plusieurs résolutions de l’ONU attribuent au plateau un statut de « territoire occupé » illégalement.

Lundi, les Etats-Unis, dont Amman et Rabat sont des alliés régionaux, ont annoncé reconnaître officiellement la « souveraineté israélienne » sur le Golan.

Cette décision, en rupture avec le consensus international, a été dénoncée notamment par la Syrie, son allié russe ainsi que plusieurs Etats arabes. Le jour même, la Jordanie avait de son côté réaffirmé que le Golan était « un territoire syrien occupé au regard des lois internationales ».

La décision américaine a aussi été condamnée mercredi par les membres du conseil de sécurité de l’ONU, lors d’une réunion convoquée en urgence par la France à la demande de la Syrie de Bashar Al-Assad.

Le roi Abdallah II de Jordanie lors d’une conférence de presse avec le président américain Donald Trump au Rose Garden à la Maison Blanche, le 5 avril 2017 (Crédit : AFP Photo / Brendan Smialowski)

Le roi de Jordanie est arrivé mercredi soir à Rabat pour une brève visite « d’amitié et de travail », avant de se rendre à Tunis pour participer au sommet de la Ligue arabe.

Le monarque jordanien avait annulé lundi une visite en Roumanie en signe de protestation après les propos de la Première ministre roumaine sur un transfert de l’ambassade de son pays en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

Fin 2017, Donald Trump avait annoncé la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis avant d’y transférer quelques mois plus tard l’ambassade américaine.

Mohammed VI, roi du Maroc, à l’ambassade marocaine aux Etats-Unis, à Washington, D.C., le 20 novembre 2013. (Crédit : Département d’Etat des Etats-Unis)

Mohammed VI et Abdallah II ont « réitéré » jeudi leur « soutien total au peuple palestinien pour le recouvrement de tous ses droits légitimes et l’établissement de son Etat palestinien indépendant, dans les frontières du 4 juin 1967, avec Al Qods-Est comme capitale », utilisant le nom arabe de Jérusalem-Est.

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