Grèce : Acquittement d’un Français, « passeur » illégal de ses proches syriens
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Grèce : Acquittement d’un Français, « passeur » illégal de ses proches syriens

Le Français, condamné à sept ans de prison pour avoir tenté de faire sortir irrégulièrement sa belle-famille syrienne de Grèce, a finalement été acquitté vendredi

Vue de Patras depuis la forteresse de la ville. Achaïe, Grèce. (© Guillaume Piolle / Wikipédia CC BY 3.0)
Vue de Patras depuis la forteresse de la ville. Achaïe, Grèce. (© Guillaume Piolle / Wikipédia CC BY 3.0)

Un Français, condamné en première instance à sept ans de prison pour avoir tenté de faire sortir irrégulièrement sa belle-famille syrienne de Grèce, a été finalement été acquitté vendredi par la cour pénale d’appel de Patras, a-t-on appris de source judiciaire.

La cour d’appel de Patras a acquitté Stéphane Pélissier, un juriste quadragénaire d’Albi (Tarn, sud-ouest de la France), marié à une Syrienne, en raison d’une « erreur de droit », a indiqué cette source sans donner plus de détails.

« Nous avons gagné. Le cauchemar judiciaire prend fin », s’est dans la foulée félicité Stéphane Pélissier sur son compte Twitter.

Le prévenu, qui n’a pas assisté à ce procès en appel, a remercié « tous (ses) proches amis et anonymes pour leur soutien indéfectible ». « La solidarité, la fraternité, l’humanité l’ont finalement emporté », conclut-il dans ce tweet.

Stéphane Pélissier avait été arrêté au port de Patras (Péloponnèse) en novembre 2015, en pleine crise migratoire, pour avoir alors tenté d’embarquer en voiture vers l’Italie avec sa belle-famille : les parents, le frère, la sœur et un cousin de sa femme.

Il entendait leur éviter la traversée avec des passeurs entre la Grèce et l’Italie, avait-il alors expliqué à l’AFP.

Comme des centaines de milliers de personnes, en majorité syriennes, arrivées en 2015 en Grèce, depuis les côtes proches de Turquie à destination de l’Europe occidentale, ses proches avaient effectué dans des conditions dangereuses cette traversée avant d’arriver sur l’île grecque de Samos.

Après leur interpellation par les autorités grecques, la belle-famille avait été laissée libre, mais M. Pélissier, considéré dans ce cas comme passeur, bien qu’il ait produit son livret de famille, avait été détenu une journée avant d’être libéré contre une caution de 300 euros.

En novembre 2017, il avait été condamné par une cour pénale à Patras à sept ans de prison, rachetables en vertu de la loi grecque pour 13 000 euros.

Depuis, il n’a cessé de médiatiser son « aventure » racontée dans son livre Je voulais juste sauver ma famille, sorti dans les librairies françaises jeudi.

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