Grèce : décès d’une « héroïne » de 90 ans qui a aidé des réfugiés
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Grèce : décès d’une « héroïne » de 90 ans qui a aidé des réfugiés

Maritsa Mavrapidou est devenue célèbre en 2015 lorsqu'elle a été photographiée en train de donner le biberon à un bébé dont les parents venaient de débarquer sur l'île

Maritsa Mavrapidou et deux autres femmes âgées de Lesbos sont devenues célèbres en 2015 lorsqu'elles ont été photographiées en train de donner le biberon à un bébé dont les parents venaient de débarquer sur l'île après une périlleuse traversée de la Mer Egée. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Maritsa Mavrapidou et deux autres femmes âgées de Lesbos sont devenues célèbres en 2015 lorsqu'elles ont été photographiées en train de donner le biberon à un bébé dont les parents venaient de débarquer sur l'île après une périlleuse traversée de la Mer Egée. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le ministre grec de la Politique migratoire Dimitris Vitsas a rendu hommage mercredi à Maritsa Mavrapidou, une grand-mère de 90 ans qui avait été proposée pour le prix Nobel de la Paix pour avoir secouru des réfugiés sur l’île de Lesbos et dont le décès a été annoncé le même jour.

Maritsa Mavrapidou faisait partie d’un groupe d’habitants de Lesbos qui avaient été proposés en 2016 pour le Prix Nobel de la Paix. Elle a été une « héroïne désintéressée » dont le comportement a été pour tous un « exemple lumineux », a estimé M. Vitsas.

Fille de réfugiés d’origine grecque venus de Turquie, Maritsa Mavrapidou et deux autres femmes âgées de Lesbos sont devenues célèbres en 2015 lorsqu’elles ont été photographiées en train de donner le biberon à un bébé dont les parents venaient de débarquer sur l’île après une périlleuse traversée de la Mer Egée.

Ces réfugiés faisaient partie des plus d’un million de migrants, principalement des Syriens fuyant la guerre civile dans leur pays, qui avaient accosté cette année-là sur les côtes des pays de l’Union européenne.

« Ces images resteront gravées dans notre mémoire », a déclaré le ministre dans un communiqué.

Les trois femmes ont toujours souligné qu’elles n’avaient rien fait de spécial.

« Qu’est ce que j’ai fait, mon fils ? », avait déclaré l’une des trois vieilles dames au président grec Prokopis Pavlopoulos, dans des propos restés célèbres.

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