Grèce: les corps de 3 migrants découverts déchiquetés sur une voie ferrée
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Grèce: les corps de 3 migrants découverts déchiquetés sur une voie ferrée

Selon les premières informations de l'enquête, les victimes se seraient endormies tout près de la voie ferrée avant d'être entraînées et tuées par un train

Des enfants derrière une clôture, dans le camp pour migrants de Moria, transformé par la police en centre de détention, à Mytilene, sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 3 avril 2016. (Crédit : Aris Messinis/AFP)
Des enfants derrière une clôture, dans le camp pour migrants de Moria, transformé par la police en centre de détention, à Mytilene, sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 3 avril 2016. (Crédit : Aris Messinis/AFP)

Les corps de trois migrants ont été retrouvés déchiquetés mardi sur une voie ferrée traversant le département d’Evros, dans le nord-est de la Grèce, passage habituel des réfugiés venant de Turquie, a-t-on appris de source policière.

Selon les premières informations de l’enquête, les victimes s’étaient vraisemblablement endormies dans la nuit de lundi à mardi tout près de la voie ferrée avant d’être entraînées et tuées par un train.

Les corps ont été découverts mardi matin près du village de Fylakas par le conducteur d’un autre train reliant Alexandroupolis, chef-lieu du département d’Evros frontalier de la Turquie, avec la ville de Komotini, selon la police locale.

Aucun élément concernant leur identité n’a été publié pour le moment, les corps ayant été « écrasés », précise la police.

Le flux migratoire via la frontière terrestre gréco-turque a presque triplé en 2018 sur un an, « passant de 5 400 en 2017 à 14 000 en 2018 », a récemment indiqué le ministre grec de la Politique migratoire, Dimitris Vitsas.

Cette augmentation a été accompagnée d’une série d’accidents de la route meurtriers qui ont fait plus d’une dizaine de morts ces derniers mois, selon le ministère.

Des réseaux de trafiquants entassent des dizaines de migrants dans des voitures, conduites par des jeunes passeurs, qui roulent à grande vitesse pour échapper aux contrôles policiers.

Début octobre, onze passagers d’un véhicule transportant clandestinement des migrants sont morts brûlés vifs à la suite d’une collision frontale avec un camion.

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