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Grèce : libération conditionnelle d’un ex-élu du parti néonazi Aube dorée

Condamné à six ans de prison pour "appartenance à une organisation criminelle" en première instance, Nikos Michos va être remis en liberté conditionnelle pour des raisons de santé

Des partisans du parti ultra nationaliste grec Aube dorée. Illustration. (Crédit : Aris Messinis/AFP)
Des partisans du parti ultra nationaliste grec Aube dorée. Illustration. (Crédit : Aris Messinis/AFP)

Nikos Michos, ancien député du parti néonazi Aube dorée, qualifié en octobre 2020 d’ « organisation criminelle » par la justice grecque, doit être remis en liberté conditionnelle pour des raisons de santé, a annoncé lundi la cour d’appel qui examinait son cas.

Condamné à six ans de prison pour « appartenance à une organisation criminelle » en première instance, Nikos Michos va être de la prison de Domokos, ont décidé cinq membres de la Cour d’appel.

Selon son avocat, l’ex-député est atteint d’un cancer et ne peut pas avoir accès aux examens et soins nécessaires en prison.

Le tribunal a conditionné cette libération à une interdiction de sortie du territoire grec et à l’obligation de se rendre deux fois par mois à un commissariat.

La débâcle socio-politique après la crise financière de 2010 avait profité à Aube dorée dont des représentants étaient entrés en 2012 au Parlement.

A l’époque, des groupes d’hommes en noir sillonnaient les rues d’Athènes, tabassant leurs opposants ou des immigrés à coups de pied ou de barres de fer et scandant « Sang, honneur, Aube dorée ».

L’ancien député et chef du parti Aube dorée, Nikolaos Michaloliakos, témoigne devant un tribunal d’appel, le 6 novembre 2019, dans le cadre d’un procès phare sur un homicide ayant impliqué Aube dorée. (Photo par Aris MESSINIS / AFP)

Après l’assassinat du rappeur anti-fasciste Pavlos Fyssas, le chef du parti Nikos Michaloliakos et une vingtaine d’anciens députés avaient été placés en détention provisoire pour dix-huit mois (le maximum légal en Grèce) dans une prison de haute sécurité près d’Athènes, avant leur mise en liberté conditionnelle en mars 2014 dans l’attente de leur procès.

Le parti a ensuite participé aux élections législatives du janvier 2015, devenant la troisième force politique du pays, alors que le procès de la direction et de ses membres n’a commencé qu’en avril 2015 après de nombreux retards dus surtout à des questions procédurales et à des grèves.

En octobre 2020, les chefs et anciens cadres du parti avaient été condamnés à 13 ans de prison ferme par la Cour pénale d’Athènes pour avoir dirigé « une organisation criminelle », responsable de meurtres et de violences.

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