Grèce: un maire proche de la communauté juive agressé par l’extrême-droite
Rechercher

Grèce: un maire proche de la communauté juive agressé par l’extrême-droite

Un témoin a expliqué que les attaquants s'en sont pris à la communauté LGBTQ, évoquant également le conflit en Macédoine, la Turquie et les Juifs

Le maire de la deuxième ville de Grèce - Thessalonique - Yiannis Boutaris, au centre, après avoir été agressé par des membres présumés d'extrême-droite au sein de sa municipalité, le 19 mai 2018 (Crédit : AFP/Eurokinissi/Eurokinissi)
Le maire de la deuxième ville de Grèce - Thessalonique - Yiannis Boutaris, au centre, après avoir été agressé par des membres présumés d'extrême-droite au sein de sa municipalité, le 19 mai 2018 (Crédit : AFP/Eurokinissi/Eurokinissi)

Le maire de la deuxième municipalité grecque la plus importante a été agressé par des manifestants d’extrême-droite au cours d’une cérémonie en l’honneur des victimes grecques des purges menées par les Turcs durant la Première guerre mondiale, apparemment en raison de ses liens étroits avec la communauté juive.

Les manifestants l’ont frappé à la tête et aux jambes et l’ont frappé avec des bouteilles au cours de cette cérémonie qui avait été organisée dimanche. Le maire a dû être hospitalisé.

Deux personnes ont été arrêté lors de cette agression contre le maire de Thessalonique Yiannis Boutaris, a expliqué dimanche la police. Les forces de l’ordre recherchent davantage de suspects, a fait savoir l’Associated Press. Le gouvernement grec a attribué la responsabilité de cet incident à « des voyous d’extrême-droite ».

Boutaris, défenseur du multiculturalisme, est une cible fréquente de l’extrême-droite en Grèce, qui le qualifie « d’esclave des Juifs ».

Le parti néo-nazi d’Aube Dorée a pour sa part estimé que cette agression était un acte de « rage populaire » contre son soutien de la Turquie.

Un photographe local qui a été témoin de l’attaque contre Boutaris a expliqué à Al Jazeera que les participants à la cérémonie ont « commencé à lui crier dessus pour ses opinions sur le conflit en Macédoine, la communauté LGBT, la Turquie et les clubs nationalistes de football ».

Il a ajouté que « certaines personnes criaient des choses sur les Juifs parce qu’il a entretenu une relation étroite avec la communauté juive au cours des années ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...