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Gregory Meeks n’utilisera pas l’aide financière à Israël comme un levier

Le nouveau président de la commission des Affaires étrangères à la Chambre des représentants envisage la reprise de l'aide aux Palestiniens

Le membre du Congrès Gregory Meeks, (D-NY), s'exprime avant l'arrivée du candidat démocrate à la présidence, le maire Pete Buttigieg, pour participer à la première d'une série de "discussions au coin du feu" du parti démocrate du Queens, un forum de discussion pour les candidats à la présidence de 2020, le mercredi 22 mai 2019, au LaGuardia Community College de New York. (AP Photo/Bebeto Matthews)
Le membre du Congrès Gregory Meeks, (D-NY), s'exprime avant l'arrivée du candidat démocrate à la présidence, le maire Pete Buttigieg, pour participer à la première d'une série de "discussions au coin du feu" du parti démocrate du Queens, un forum de discussion pour les candidats à la présidence de 2020, le mercredi 22 mai 2019, au LaGuardia Community College de New York. (AP Photo/Bebeto Matthews)

Mardi, le nouveau président de la commission des Affaires étrangères à la Chambre des représentants, Gregory Meeks a écarté l’idée d’utiliser les 38 milliards de dollars d’aide financière envers Israël comme levier pour que l’Etat juif accepte un Etat palestinien.

A l’instar de Joe Biden, Gregory Meeks est considéré comme l’un des responsables démocrates les plus favorables à Israël, au sein d’un parti de plus en plus critique.

Ce représentant de l’Etat de New York, qui est le premier parlementaire noir à présider la commission des Affaires étrangères, l’a emporté face au représentant démocrate Joaquin Castro qui avait promis de défendre la voix des Palestiniens.

L’influent élu américain a aussi déclaré qu’il étudierait la reprise de l’aide humanitaire apportée aux Palestiniens, dans le cadre d’une politique de solution à deux Etats souhaitée par le président élu Joe Biden.

Dans une interview à l’AFP, Gregory Meeks a également soutenu le retour d’une présence diplomatique palestinienne aux Etats-Unis, après la fermeture par l’administration Trump du bureau de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington.

« Je suis un fervent partisan de la solution à deux Etats, apportant l’auto-détermination aux deux parties, car c’est, il me semble, la seule manière de garantir un Etat juif d’Israël viable, et un Etat palestinien pacifique, et qu’ils puissent devenir interdépendants en matière de commerce », a soutenu M. Meeks.

« Donc nous avons peut-être besoin de relancer (le programme) américain d’aide aux Palestiniens, pour montrer que les Etats-Unis sont prêts à être à nouveau des leaders », a-t-il ajouté.

L’administration Trump a stoppé le financement de plus de 200 millions de dollars d’aide aux Palestiniens en 2018, et a aussi arrêté de payer pour nourrir et éduquer les enfants palestiniens, à travers les opérations de l’ONU.

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