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Guterres s’engage à lutter contre l’obsession anti-Israël de l’ONU et contre l’antisémitisme

Le secrétaire général de l'ONU a déclaré qu’Israël avait un droit à exister incontestable et qu’il devrait être traité comme tous les autres états membres, ce qui lui a valu une standing ovation

Le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avec le président du Congrès juif mondial Ronald S. Lauder, à l'assemblée plénière du Congrès à New York, le 23 avril 2017. (Crédit : Shahar Azran)
Le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avec le président du Congrès juif mondial Ronald S. Lauder, à l'assemblée plénière du Congrès à New York, le 23 avril 2017. (Crédit : Shahar Azran)

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterress s’est engagé à lutter contre la partialité anti-Israël à l’ONU et a ajouté que l’État juif devait être traité comme n’importe quel état membre.

Durant l’assemblée plénière du Congrès juif mondial à New York à l’occasion de Yom HaShoah, le chef de l’ONU a déclaré qu’en tant que secrétaire général, il sera « en première ligne du combat contre l’antisémitisme », et il a qualifié sa recrudescence en Europe et aux États-Unis d’ « absolument inacceptable ».

Il a promis qu’il « s’assurerait que les Nations unies soient en mesure de mener toutes les actions possibles pour que l’antisémitisme soit condamné, et si possible, éradiqué de la surface de la Terre. »

Guterres a déclaré que « malgré le choc de l’Holocauste, l’antisémitisme n’est jamais mort », et a ajouté qu’il était « bien vivant aujourd’hui ». Il a évoqué le discours raciste sur internet, les attaques qui ciblent la communauté juive, et la destruction de monuments et de cimetières juifs.

Guterres a ajouté qu’il « garantira » que ceux qui travaillent sous ses ordres se plieront aux principes qu’il juge justes.

« En tant que secrétaire général des Nations unies, je considère que l’État d’Israël doit être traité comme tous les autres états », a-t-il déclaré, déclenchant un tonnerre d’applaudissement.

Il a souligné qu’Israël avait « incontestablement le droit d’exister et de vivre en paix et en sécurité avec ses voisins », et que « le refus de reconnaitre l’État d’Israël est une forme moderne d’antisémitisme ».

Rima Khalaf en 2014. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Rima Khalaf en 2014. (Crédit : capture d’écran YouTube)

« J’ai déjà eu l’opportunité de montre que je suis prêt à me plier à ce principe, même quand il me contraint à prendre des décisions difficiles », a-t-il ajouté, en référence à un clivage qui se renforce au regard de la partialité de l’ONU, qui a été exacerbé le mois dernier, quand une experte de l’ONU a publié une virulent critique de la politique israélienne.

L’ancienne fonctionnaire de l’ONU et ressortissante jordanienne Rima Khalaf a déclaré le mois dernier que Guterres lui avait demandé de retirer un rapport dans lequel elle accusait Israël d’être un « pays apartheid », suite à quoi elle avait démissionné.

Le chef de l’ONU a ajouté que « cela ne signifie pas que je serais d’accord avec toutes les décisions qui seront prises par le gouvernement d’Israël ».

Son discours d’une quinzaine de minutes à été interrompu par plus de 11 salves d’applaudissement. L’ancien Premier ministre portugais a également eu droit à une standing ovation.

C’était la première fois qu’un secrétaire général des Nations unies s’adressait à des dirigeants juifs du monde entier.

Le mois dernier, Israël a annoncé une coupe budgétaire de 2 millions de dollars dans ses contributions au budget de l’ONU, en raison des critiques constantes émises par le Conseil des Droits de l’Homme sur sa politique envers les Palestiniens.

Israël a déjà réduit de 6 millions de dollars sur les 11,7 millions après que le Conseil de Sécurité a condamné la politique des implantations par Israël, en décembre.

Lundi, le Conseil de Sécurité de l’ONU devait rencontrer le président américain Donald Trump et des élus américains pour des discussions, susceptibles d’inclure la question du conflit israélo-palestinien et la baisse du financement de l’ONU.

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