HaBayit HaYehudi veut obliger les proches des terroristes à vivre en Cisjordanie
Rechercher

HaBayit HaYehudi veut obliger les proches des terroristes à vivre en Cisjordanie

Les ministres devraient débattre de la loi proposée dans la journée de dimanche, deux ans après que le procureur-général a annulé les expulsions vers Gaza

Un soldat israélien arrêtant un suspect après un raid dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 18 mars 2018. (Porte-parole de Tsahal)
Un soldat israélien arrêtant un suspect après un raid dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 18 mars 2018. (Porte-parole de Tsahal)

Le parti de droite HaBayit HaYehudi a indiqué dimanche qu’il demandera le soutien de la coalition en faveur d’une loi qui réinstallerait de force les familles des terroristes palestiniens ou attaquants potentiels au sein de la Cisjordanie.

Selon le projet de loi proposé par le ministre de l’Education Nafatli Bennett et le député Moti Yogev, dans la semaine suivant un attentat ou une tentative d’attentat, le commandement central de l’armée israélienne aurait la permission d’expulser les proches des attaquants de leurs villes d’origine vers d’autres zones de Cisjordanie.

La puissante commission des Lois se réunira dimanche pour décider de l’éventuelle avancée du texte avec le soutien du gouvernement.

« Il faut arrêter le terrorisme palestinien », a déclaré Bennett dans un communiqué. « Dans la réalité actuelle, participer à des attentats terroristes contre des Juifs est devenu bénéfique pour les Palestiniens et leurs familles. Ils tuent et ils obtiennent des avantages et des indemnisations financières », a-t-il ajouté, faisant référence aux salaires versés d’office par l’Autorité palestinienne (AP) aux familles des prisonniers et aux terroristes palestiniens.

« Le terroriste palestinien doit comprendre que la violence ne paie pas et que l’Etat d’Israël demandera des comptes », a dit Bennett. « Expulser les familles vers un autre secteur améliorera la dissuasion et enverra le message suivant au public palestinien : Zéro tolérance pour le terrorisme ».

Le ministre de l’Education Naftali Bennett parle à la presse avant la réunion hebdomadaire de cabinet au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 16 septembre 2018 (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL/Flash90)

Le texte d’explication accompagnant le projet de législation vante la dissuasion israélienne comme étant « la pierre angulaire de la sécurité israélienne, le moyen de sauver des vies et de renforcer la loi et l’ordre ».

« L’initiative soumise dans ce projet de texte a prouvé son pouvoir de dissuasion. Elle minimisera les prochains attentats et sauvera donc des vies », a-t-il dit.

Cette législation survient alors que le gouvernement tente depuis des années de trouver le moyen d’expulser les familles des terroristes dans la bande de Gaza. Soutenue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, la proposition, en 2016, avait remporté un appui important au sein de la coalition, notamment celui de Moshe Kahlon, du parti Koulanou, ainsi que du leader de la formation d’opposition Yesh Atid, Yair Lapid.

Toutefois, le procureur-général Avichai Mandelblit avait expliqué que l’initiative contrevenait au droit israélien et international. Les efforts de promotion de cette législation avaient alors cessé.

Un certain nombre d’autres mesures utilisées par Israël dans le but de dissuader les terroristes de passer à l’acte – démolition de maisons, fermeture des villes dont sont originaires les terroristes et révocation des permis de travail – ont été critiquées et ont été considérés comme une forme de punition collective. Selon l’Etat juif, ces mesures sont nécessaires pour endiguer le terrorisme.

Dans un récent avis juridique, le procureur-général a expliqué que le gouvernement ne pouvait pas ordonner la démolition des habitations appartenant à des terroristes ayant commis des attentats en raison de maladies psychologiques.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...