Haley salue le Honduras, soutien du transfert de l’ambassade à Jérusalem
Rechercher

Haley salue le Honduras, soutien du transfert de l’ambassade à Jérusalem

L'envoyée américaine à l'ONU a salué la nation d'Amérique centrale qui a refusé de condamner la relocalisation de l'ambassade américaine à Jérusalem. Elle ira ensuite au Guatemala

Le président réélu du Honduras Juan Orlando Hernandez serre la main de l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley avant un point-presse à Tegucigalpa, le 27 février 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Orlando SIERRA)
Le président réélu du Honduras Juan Orlando Hernandez serre la main de l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley avant un point-presse à Tegucigalpa, le 27 février 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Orlando SIERRA)

TEGUCIGALPA, Honduras (AFP) — L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, a salué avec ferveur mardi le Honduras, l’un des quelques pays ayant soutenu la décision américaine controversée de déplacer son ambassade à Jérusalem.

Lors d’une visite effectuée à Tegucigalpa pour rencontrer le nouveau président réélu Juan Orlando Hernandez, Haley a souligné que le gouvernement du président Donald Trump se sentait « engagé » envers Hernandez et son administration.

Les liens entre les deux pays sont évidents, a-t-elle commenté, dans la mesure où le Honduras a voté favorablement aux Etats-Unis au mois de décembre pour soutenir le plan de l’administration Trump de relocaliser l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

« Cela n’a pas été une décision facile pour n’importe quel pays de devoir voter à ce sujet mais la population du Honduras s’est tenue à nos côtés lorsque nous avons voulu prendre cette décision pour nous, décider du lieu où se trouverait notre ambassade et réaliser que cette décision relève de notre droit », a dit Haley lors d’une conférence de presse conjointe aux côtés de Hernandez.

Finalement, l’Assemblée générale de l’ONU avait voté à une majorité écrasante pour condamner l’initiative de Trump.

Un total de 128 membres des Nations unies avaient voté contre la reconnaissance de Trump de Jérusalem en tant que capitale d’Israël, maintenant le point de vue adopté par la communauté internationale qui estime que le statut de la ville sainte devra être décidé lors de négociations entre Israéliens et Palestiniens.

Seuls huit pays avaient voté aux côtés des Etats-Unis : Le Honduras, le Guatemala, Israël, les îles Marshall, la Micronésie, la république de Nauru, Palaos et le Togo.

Un soutien au président du Honduras

Après le Honduras, Haley devrait visiter le Guatemala, qui avait indiqué après le vote qu’il relocaliserait également son ambassade à Jérusalem à l’avenir.

Les Etats-Unis ont indiqué la semaine dernière qu’il transféreraient leur mission à Jérusalem au mois de mai, en utilisant le consulat pré-existant pour y installer leurs principales activités.

Israël revendique Jérusalem comme sa capitale tandis que les Palestiniens désirent la partie Est de la municipalité comme capitale de leur futur état.

A Tegucigalpa, Haley a souligné que Washinton soutenait pleinement Hernandez, qui a remporté un second mandat après une élection âprement disputée au mois de novembre par l’opposition, qui avait affirmé que le scrutin avait été truqué.

L’Union européenne et l’Organisation des états américains (OAS) avaient mis en doute l’impartialité de ces élections.

Des manifestations ont eu lieu sans relâche depuis au Honduras, les protestataires affirmant que Hernandez a remporté la victoire de manière illégitime face au candidat de l’opposition, Salvador Nasralla, qui a des origines palestiniennes.

Les partisans de l’ancien candidat à la présidentielle de l’Alliance d’opposition à la dictature Salvador Nasralla, participent à la « caravane de l’insurrection » pour protester contre la réélection de Juan Orlando Hernandez, à Tegucigalpa, le 23 février 2018. (AFP PHOTO / Orlando SIERRA)

Haley a appelé les habitants du Honduras à laisser le scrutin derrière eux et à se rassembler derrière Hernandez.

« En sortant des élections, où les tensions ont été élevées et les passions attisées, les Etats-Unis estiment qu’il est très important que les gens se rassemblent », a-t-elle déclaré, disant qu’il était nécessaire que le Honduras avance « dans la bonne direction ».

Elle a expliqué qu’elle et Hernandez avaient évoqué d’autres questions, notamment les initiatives visant à mettre un terme à l’entrée illégale des migrants d’Amérique centrale aux Etats-Unis et de la bataille contre les gangs et le trafic de drogues.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...