Haniyeh : Gaza peut « maîtriser toute situation » après les manifestations
Rechercher

Haniyeh : Gaza peut « maîtriser toute situation » après les manifestations

Le chef de la branche politique du groupe terroriste semblait minimiser l'impact des récentes manifestations sur la crise économique dans la bande de Gaza

Ismail Haniyeh, leader du Hamas, prononce un discours à Gaza, le 23 janvier 2018. (Mahmud Hams / AFP)
Ismail Haniyeh, leader du Hamas, prononce un discours à Gaza, le 23 janvier 2018. (Mahmud Hams / AFP)

Mercredi, le chef du groupe terroriste palestinien du Hamas semblait minimiser l’agitation récente lors de manifestations contre les conditions économiques difficiles dans la bande de Gaza. Il a promis qu’il y aurait une présence forte pour célébrer le premier anniversaire des affrontements hebdomadaires le long de la frontière avec Israël.

La semaine dernière, Gaza a vu plusieurs jours de manifestations internes dans une rare expression publique de critique dans le territoire contrôlé par le Hamas alors que des centaines de Palestiniens sont descendus dans les rues pour protester contre la crise économique d’un territoire qui manque cruellement d’argent.

Les forces de sécurité loyales au Hamas ont réprimé avec force les manifestations, et des groupes de défense des droits de l’homme ont déclaré que les forces du Hamas ont battu des manifestants et arrêté des centaines de personnes. Même si les protestations ont depuis perdu de l’ampleur, les organisateurs ont appelé à de nouveaux rassemblements dans les prochains jours.

« Malgré quelques événements qui l’ont encerclée, la puissante Gaza a affirmé aujourd’hui qu’elle est capable – plus rapidement que certains ne peuvent le penser – de maîtriser toute évolution de l’extérieur de la boîte et rétablir le compas vers la ligne stratégique permanente », a déclaré Ismail Haniyeh.

Capture d’écran d’une vidéo diffusée par la chaîne publique Kan d’une manifestation dans la bande de Gaza contre le coût de la vie, le 15 mars 2019. (Capture d’écran : Twitter)

Haniyeh s’est exprimé dans une tente de deuil installée à Gaza pour les trois palestiniens tués en Cisjordanie la veille. Un des Palestiniens a été tué par des soldats israéliens après avoir tué un soldat israélien et un rabbin dans une attaque terroriste dimanche. L’armée a déclaré que les deux autres avaient été tués après avoir attaqué des soldats israéliens avec des bombes.

Haniyeh a souligné que des dizaines de milliers de Palestiniens étaient descendus dans les rues de l’enclave côtière pour saluer l’attaque terroriste de dimanche, après qu’il a été tué.

En ce qui concerne les émeutes à la frontière, Haniyeh a affirmé qu’un million de gens participeraient aux affrontements du 30 mars pour célébrer l’anniversaire de la « Marche du retour ».

Un manifestant palestinien vise les forces israéliennes avec une fronde le long de la frontière durant des affrontements dans l’est de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël, le 11 janvier 2018 (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

« L’occupant n’a pas d’autre choix que d’accepter les demandes de nos factions et de notre peuple, qui est tout d’abord de lever le siège avant de mettre un terme à l’occupation et de rendre toute la terre de la Palestine », a-t-il déclaré.

Depuis près d’un an, la frontière de Gaza a été le théâtre d’affrontements de grande ampleur le vendredi, et des manifestations plus petites dans le nord de Gaza le mardi.

Il y a également eu quelques épisodes de violences accrues entre l’armée israélienne et des organisations terroristes palestiniennes. Des manifestants se sont rassemblés le long de la frontière dans des manifestations souvent violentes appelant au retour des réfugiés palestiniens et de leurs descendants dans leurs anciennes maisons qui se trouvent maintenant en Israël.

Le Hamas, un groupe terroriste islamiste qui cherche à détruire Israël, a orchestré les manifestations pour couvrir des attaques frontalières menées à l’aide de bombes, de grenades, de cocktails Molotov et d’armes à feu et que des terroristes ont tenté de franchir la barrière de sécurité.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...