Hariri a « beaucoup d’espoir » de sortir de la paralysie des institutions
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Hariri a « beaucoup d’espoir » de sortir de la paralysie des institutions

L'ex-Premier ministre libanais s'est entretenu à Paris avec le président François Hollande

Saad Hariri (Crédit : US State Department)
Saad Hariri (Crédit : US State Department)

L’ex-Premier ministre libanais Saad Hariri a estimé jeudi, à l’issue d’un entretien à Paris avec le président François Hollande, qu’il y avait « beaucoup d’espoir » que le Liban sorte de la crise institutionnelle qui paralyse depuis mai 2014 ce pays, fragile voisin de la Syrie en guerre.

Le Liban est privé de chef d’Etat depuis plus d’un an, son Parlement, divisé, ne parvenant pas à s’entendre sur le chox d’une personnalité.

Hariri a également présenté ses « condoléances » au chef de l’Etat français après les attentats du 13 novembre avant d’aller se recueillir devant la salle de spectacle du Bataclan, une des cibles des attaques jihadistes qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris.

Lors de leur entretien, le dirigeant sunnite libanais et le président François Hollande ont souligné « l’importance qu’il y avait à mettre un terme au vide constitutionnel qui existe actuellement » au Liban, a rapporté Hariri à la presse.

Selon la Constitution libanaise, le président doit être un chrétien maronite et c’est le Parlement qui l’élit. Mais celui-ci a échoué à le faire au cours des 32 séances qu’il a consacré à cette question en raison des fortes divergences opposant partisans et adversaires du régime syrien de Bachar al-Assad.

Saad Hariri, chef de file du Courant du Futur, violemment hostile au régime syrien et à son soutien par le Hezbollah, a fait un geste vers le camp adverse en rencontrant mi-novembre à Paris, Sleimane Frangié, depuis toujours proche du camp Assad et qui fait aujourd’hui figure de favori pour la présidence libanaise.

« Il y a aujourd’hui un dialogue qui a cours entre les Libanais et il y a beaucoup d’espoir », a affirmé à ce propos l’ex-Premier ministre.

« C’est vraiment un sacrifice que nous sommes en train de faire, un sacrifice politique mais le pays est beaucoup plus important que ce sacrifice. Et comme le disait mon père, ce martyr, personne n’est plus grand que son propre pays », a aussi souligné le fils de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri, tué il y a dix ans dans un attentat suicide à Beyrouth pour lequel le régime de Damas avait été pointé du doigt.

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