Rechercher

Hartman Institute emploie un rabbin accusé de mauvaise gestion d’agression sexuelle

Ethan Linden occupera le poste de directeur des opérations éducatives ; une action en justice accuse l'ex-directeur de Camp Ramah d'avoir "agi avec une indifférence délibérée"

Le rabbin Ethan Linden, ancien directeur du Camp Ramah dans les Berkshires, occupe un nouveau poste à l'Institut Shalom Hartman. (Capture d'écran/Shalom Hartman Institute via Jackie Hajdenberg/JTA)
Le rabbin Ethan Linden, ancien directeur du Camp Ramah dans les Berkshires, occupe un nouveau poste à l'Institut Shalom Hartman. (Capture d'écran/Shalom Hartman Institute via Jackie Hajdenberg/JTA)

JTA – Six mois après un procès lui reprochant d’avoir mal géré une allégation d’agression sexuelle entre des pensionnaires de Camp Ramah, un programme de colonie de vacances dans les Berkshires, l’ancien directeur du programme, le rabbin Ethan Linden, a retrouvé un nouvel emploi.

L’association juive a confirmé que Linden a pris ses fonctions de directeur des opérations éducatives et de la conception au sein de l’Institut Shalom Hartman lundi. Le poste consiste à soutenir les programmes éducatifs de Hartman tout au long de l’année en assumant un « rôle vital de coordination interne et de consultation », selon un porte-parole de Hartman.

Le Shalom Hartman Institute organise plus d’un millier de programmes au cours de l’année, allant de conférences ponctuelles à des rassemblements de leaders d’opinion, en passant par un programme d’année sabbatique en Israël. Il gère également deux lycées, l’un aux États-Unis et l’autre en Israël.

Le porte-parole n’a pas voulu dire si Linden aurait des contacts avec les adolescents impliqués dans les programmes de Hartman, mais a déclaré que « nous maintenons des processus rigoureux de sélection et d’évaluation des employés potentiels en termes de compétence et de caractère dans notre engagement à l’excellence de notre travail ».

Ce nouvel emploi clôt une période tumultueuse pour Linden, qui était l’une des trois parties nommées dans un procès intenté début mai par une ancienne participante à une colonie de vacances dans les Berkshires organisée par Camp Ramah, dont il était le directeur depuis 2016. Camp Ramah et Linden ont déclaré au tribunal en août qu’ils avaient conclu un accord avec l’ancienne pensionnaire, qui a été finalisé le mois dernier.

La poursuite allègue que Linden et d’autres personnes supervisant le programme de la colonie de vacances ont « agi avec une indifférence délibérée » au cours de l’été 2018 après qu’une participante a allégué qu’elle avait été agressée sexuellement par un camarade masculin. La poursuite allègue que Linden n’a pas informé la famille de la jeune fille de l’agression, et a plutôt fait pression sur elle pour qu’elle ne le dise pas à ses parents et n’a impliqué la police qu’après que ses parents ont appris l’agression présumée.

La plainte affirme également que Camp Ramah et la Commission nationale Ramah, l’organisation qui supervise tous les programmes proposés par Ramah, étaient au courant de l’agression présumée et de la façon dont elle a été gérée, au moins dès janvier 2019, et qu’ils ont permis à Linden de rester aux commandes. Les deux groupes ont déclaré dans une déclaration en mai avoir déjà coopéré avec les forces de l’ordre.

Linden a été mis en congé une semaine après le dépôt de la plainte, et la directrice de la Commission nationale Ramah, Amy Skopp Cooper, a dirigé le programme de Camp Ramah dans les Berkshires l’été dernier. Le 1er novembre, Susie Charendoff a pris la relève en tant que directrice par intérim.

Camp Ramah a informé les familles le 16 octobre que Linden avait démissionné de son poste.

« Nous lui souhaitons le meilleur et savons que ses nombreux talents, son énergie et son esprit, sa chaleur et sa passion pour les colonies de vacances juives vont nous manquer », a déclaré Camp Ramah dans un communiqué.

Linden avait auparavant travaillé comme rabbin à la congrégation Massorti Shir Chadash de Metairie, en Louisiane, près de La Nouvelle-Orléans, et dans trois autres camps de vacances du programme Ramah.

Un avocat d’Ethan Linden n’a pas répondu à une demande de commentaire au moment de la publication.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...