Hausse des actes antisémites en 2017 – rapport
Rechercher

Hausse des actes antisémites en 2017 – rapport

A l'aune de la Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah, le Royaume-Uni figure en tête d'un rapport du ministère de la Diaspora

Naftali Bennett, à gauche, le rabbin Meir Lau, au centre, et le chef d'Etat-major de l'armée israélienne, Gadi Eizenkot, à droite, pendant la Marche des Vivants, au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, le jour de Yom HaShoah, le 24 avril 2017. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)
Naftali Bennett, à gauche, le rabbin Meir Lau, au centre, et le chef d'Etat-major de l'armée israélienne, Gadi Eizenkot, à droite, pendant la Marche des Vivants, au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, le jour de Yom HaShoah, le 24 avril 2017. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)

Le nombre des actes antisémites a augmenté dans le monde en 2017, mais le nombre des violences de cette nature a baissé par rapport à l’année précédente, indique un rapport gouvernemental israélien présenté mardi au Parlement.

Le rapport du ministère de la Diaspora est publié chaque année en vue de la Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah, marquée le 27 janvier.

Le ministre de la Diaspora, Naftali Bennett, chef du parti HaBayit HaYehudi, cite dans le rapport la progression de l’extrême droite en Europe et aux Etats-Unis, la crise des réfugiés et la « visibilité de l’antisémitisme » sur les réseaux sociaux comme facteurs de la haine antisémite.

Le rapport met en exergue la Grande-Bretagne qui, selon l’étude, a enregistré une hausse de 78 % des attaques physiques et de 30 % de l’ensemble des incidents antisémites dans la première moitié de 2017 par rapport à la même période de 2016.

En Allemagne aussi, le nombre d’incidents a augmenté, souligne le rapport, passant de 461 au cours des trois premiers trimestres de 2016 à 522 durant la même période en 2017.

L’afflux de réfugiés a contribué à renforcer la droite nationaliste et les sentiments antisémites après trois années de déclin des incidents, dit le rapport qui évoque aussi le succès d’une édition commentée de Mein Kampf, le livre d’Adolf Hitler.

Sarah Halimi (Crédit : autorisation de la Confédération des Juifs de France et des amis d’Israël)

Le rapport déplore que, malgré les efforts des autorités françaises et la baisse du nombre d’incidents antisémites en 2017, il y ait eu trois « graves attaques » en France, citant le meurtre de Sarah Halimi, femme juive défenestrée en avril par un voisin musulman, l’incendie de commerces juifs à Créteil et l’agression d’une écolière juive par un musulman.

Aux Etats-Unis, le rapport souligne l’influence grandissante de la mouvance « alt-right » qui a culminé selon lui en août à Charlottesville (Virginie), avec un rassemblement de sympathisants néonazis et membres du Ku Klux Klan suivi de heurts qui ont causé la mort d’une femme.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...