Hausse des prix : Des centaines de Jordaniens réclament la démission du gouvernement
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Hausse des prix : Des centaines de Jordaniens réclament la démission du gouvernement

Environ 1 500 personnes se sont rassemblées vendredi devant la mosquée Al-Husseini à l'initiative des Frères musulmans et des formations de gauche

Des Jordaniens manifestent contre la décision du gouvernement d'imposer de nouvelles taxes sur des biens et des services et demandent la démission du gouvernement, à Amman, le 24 février 2017. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)
Des Jordaniens manifestent contre la décision du gouvernement d'imposer de nouvelles taxes sur des biens et des services et demandent la démission du gouvernement, à Amman, le 24 février 2017. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)

Des centaines de Jordaniens ont manifesté vendredi à travers le pays contre des nouvelles taxes imposées par le gouvernement dont les protestataires ont réclamé la démission.

Le gouvernement a récemment imposé des taxes sur différents produits, dont le pain, le pétrole, les cigarettes, internet ou les boissons gazeuses.

Environ 1 500 personnes se sont rassemblées vendredi après la grande prière hebdomadaire devant la mosquée Al-Husseini dans le centre de la capitale à l’initiative des Frères musulmans et des formations de gauche.

Les protestataires ont marché du parvis de la mosquée au siège de la municipalité scandant des slogans hostiles à la hausse des prix et réclamant la démission du gouvernement.

« Les gens sont en colère et tout cela à cause de la montée des prix », lançaient certains manifestants, selon un correspondant de l’AFP.

« Le gouvernement qui fait grimper les prix doit tomber, le gouvernement qui appauvrit les gens doit déguerpir », ont encore scandé les manifestants.

Des manifestations similaires ont eu lieu à Al-Salt (nord-ouest), ainsi que dans les régions de Karak et de Madaba, au sud de la capitale.

La hausse des prix intervient alors que le royaume s’est engagé à réduire progressivement sa dette publique à 77 % du PIB d’ici 2021 contre 94 % en 2015.

La Jordanie s’est vue accorder en août par le Fonds monétaire international (FMI) une ligne de crédit de 723 millions de dollars sur trois ans.

En contrepartie, le gouvernement jordanien s’est engagé à mettre en place des réformes structurelles, notamment dans le domaine de l’investissement, les secteurs de l’énergie et de l’eau, les finances et le marché du travail.

L’économie jordanienne a été sévèrement touchée par les conflits des pays voisins, l’Irak et la Syrie.

L’accueil de centaines de milliers de réfugiés syriens pèse lourdement sur le royaume dépourvu de ressources naturelles.

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