Haut diplomate saoudien : Le plan de paix Trump contient des « éléments positifs »
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Haut diplomate saoudien : Le plan de paix Trump contient des « éléments positifs »

En notant que la proposition US pourrait constituer une "base de négociation", Adel al-Jubeir souligne que les Palestiniens l'ont rejetée et que Riyad a le "devoir" de les soutenir

Le Saoudien Adel al-Jubeir s'adresse aux médias lors d'une conférence de presse à Prague, en République tchèque, le 10 janvier 2020. (AP Photo/Petr David Josek)
Le Saoudien Adel al-Jubeir s'adresse aux médias lors d'une conférence de presse à Prague, en République tchèque, le 10 janvier 2020. (AP Photo/Petr David Josek)

Un haut diplomate saoudien a déclaré jeudi qu’il y avait des « éléments positifs » dans le plan de paix de l’administration Trump qui pourraient former la base de nouvelles négociations entre Israël et les Palestiniens.

« Il y a des éléments positifs dans le plan de paix de Trump », a déclaré Adel Al-Jubeir, le ministre d’État saoudien aux Affaires étrangères, lors d’une visite en Roumanie.

« Ces éléments peuvent établir une base de négociation entre les deux parties ».

Cependant, il a également noté que « les Palestiniens ont rejeté ce plan et ont clairement fait savoir qu’il ne répondait pas à leurs exigences ».

Jubeir, qui a précédemment été ministre des Affaires étrangères et ambassadeur d’Arabie Saoudite à Washington, a souligné « qu’il est de notre devoir de soutenir les Palestiniens ».

L’Arabie saoudite défend depuis longtemps l’Initiative de paix arabe, sa proposition de 2002 qui incitait à la normalisation des relations avec Israël en échange de la création d’un État palestinien sur les bases de 1967 et d’une solution « juste » à la question des réfugiés palestiniens.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (à gauche) rencontre le roi saoudien Salmane à Ryad, le 7 novembre 2017. (Crédit : Thaer Ghanaim / Wafa)

Rompant avec les administrations américaines précédentes, le plan Trump envisage la création d’un État palestinien dans environ 70 % de la Cisjordanie, une poignée de quartiers de Jérusalem-Est, la majeure partie de Gaza et certaines zones du sud d’Israël – si les Palestiniens reconnaissent Israël comme un État juif, désarment le Hamas et d’autres groupes terroristes dans l’enclave côtière, et remplissent d’autres conditions.

Le plan permet également à Israël d’annexer des implantations, accorde à l’État juif la souveraineté sur la vallée du Jourdain et un contrôle de sécurité primordial à l’ouest du fleuve, et interdit aux réfugiés palestiniens de s’installer en Israël.

Les Palestiniens ont rejeté avec colère le plan, le considérant comme biaisé envers Israël, et ont cherché à susciter une opposition internationale à la proposition.

Quelques jours après la publication du plan, l’Arabie saoudite s’est jointe à d’autres États de la Ligue arabe pour le rejeter à l’unanimité, affirmant que la proposition ne « répondait pas aux droits et aspirations minimums du peuple palestinien ».

Le président Donald Trump serre la main du Prince héritier saoudien et ministre de la Défense Mohammed ben Salmane à Riyadh, le 20 mai 2017. (AP Photo/Evan Vucci)

L’Arabie Saoudite et d’autres pays arabes soutenus par les Etats-Unis ont cependant adopté une attitude plus mesurée dans leurs propres réponses au plan.

Dans sa réaction initiale au plan, l’Arabie saoudite a exprimé son soutien de longue date au « peuple palestinien frère », et a déclaré qu’elle soutenait « tous les efforts visant à parvenir à une résolution juste et globale de la cause palestinienne ».

« Le Royaume apprécie les efforts de l’administration du président Trump pour développer un plan de paix global entre les parties palestinienne et israélienne ; et encourage le début de négociations de paix directes entre les parties palestinienne et israélienne, sous les auspices des États-Unis », a déclaré le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué le 28 janvier.

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