HaYamin HaHadash se présentera seul aux élections de mars
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HaYamin HaHadash se présentera seul aux élections de mars

Le parti de Naftali Bennett et Ayelet Shaked annonce qu'il se présentera de façon indépendante lors des prochaines élections de mars

Ayelet Shaked et Naftali Bennett lors d'une conférence de presse à Ramat Gan, où Shaked a annoncé qu'elle avait pris la direction du parti HaYamin HaHadash, le 21 juillet 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Ayelet Shaked et Naftali Bennett lors d'une conférence de presse à Ramat Gan, où Shaked a annoncé qu'elle avait pris la direction du parti HaYamin HaHadash, le 21 juillet 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Dans un communiqué, le parti – qui n’a pas réussi à franchir le seuil d’éligibilité lors des élections d’avril 2019, et qui s’est présenté sur une liste commune avec d’autres formations de droite lors du scrutin de septembre – a affirmé lundi que c’est la seule façon d’assurer une victoire plus large de la droite.

HaYamin HaHadash a annoncé qu’il allait tenter de détourner les votes du parti de droite Yisrael Beytenu et de l’alliance centriste Kakhol lavan.

« Il est temps que la droite s’unisse », avait confié plus tôt une source du Likud aux médias en hébreu, lundi. « Naftali Bennett doit mettre son ego de côté et unir toutes les formations de droite pour éviter la perte non-nécessaire de sièges à la Knesset une troisième fois. Nous pensons que le sentiment de responsabilité l’emportera sur les considérations personnelles ».

Pour sa part, le leader de l’Union nationale Bezalel Smotrich avait déclaré : « Après l’union de la gauche – mais également indépendamment d’elle – nous devons nous unir de bout en bout. Je continue à me battre pour ça aujourd’hui en empruntant toutes les voies possibles. »

Bezalel Smotrich, membre du parti Yamina et ministre des Transports, s’exprime au quartier général de Yamina pendant la soirée électorale à Ramat Gan, le 17 septembre 2019. (Flash90)

Il a ajouté que « la droite ne pardonnera pas à ceux qui empêcheront cette union et entraîneront la perte de dizaines de milliers de voix. C’est, après tout, la raison pour laquelle nous n’avons pas encore aujourd’hui un gouvernement de droite à notre tête ».

Et HaBayit HaYehudi avait dit dans un communiqué que « l’alliance, à gauche, nous oblige à nous montrer tous responsables. Il y a un danger réel pour le gouvernement de droite… Nous appelons tous les partenaires à se réunir et à rapidement conclure un accord ».

HaBayit HaYehudi a d’ores et déjà forgé une alliance avec Otzma Yehudit, entraînant les critiques d’un grand nombre, au sein de la formation, sur cette fusion avec le groupe kahaniste.

Les formations doivent soumettre leurs listes définitives à la commission centrale électorale le 15 janvier dernier délai.

Les quatre partis s’étaient présentés dans des configurations différentes lors des deux scrutins de 2019 mais, dans les deux cas, l’incapacité d’une seule faction à franchir le seuil électoral avait causé la perte de dizaines de milliers de votes de droite.

Au mois d’avril, HaYamin HaHadash s’était présenté seul alors que l’Union nationale, HaBayit HaYehudi et Otzma Yehudit avaient passé une alliance sous le nom de Droite unie. Cette dernière avait obtenu cinq sièges tandis que HaYamin HaHadash avait échoué à franchir le seuil électoral fixé à 3,25 % (ce qui correspond à environ 138 000 votes) nécessaire pour intégrer le parlement et n’avait donc glané aucun fauteuil.

Lorsque de nouvelles élections avaient été organisées au mois de septembre, HaYamin HaHadash avait rejoint l’Union nationale et HaBayit HaYehudi sous le nom de Yamina, remportant sept sièges. Mais Otzma Yehudit était resté hors de l’alliance, ne s’adjugeant les voix que de 1,88 % des électeurs (environ 83 000 bulletins) et la faction n’avait pas été représentée au parlement.

Itamar Ben Gvir, membre du parti Otzma Yehudit, prend la parole lors d’une campagne électorale à Bat Yam, le 6 avril 2019. (Flash90)

Après l’échec des partis politiques majeurs à former une coalition et l’organisation d’un troisième scrutin, le chef de HaBayit HaYehudi, Rafi Peretz et celui d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir avaient annoncé leur alliance.

Le Likud désire ardemment voir les partis de droite, ses partenaires naturels de coalition, fusionner pour garantir leur entrée dans les rangs du parlement – sans craintes que sa propre campagne pour les votes de droite ne finisse pas les noyer.

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