Israël en guerre - Jour 262

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Herzog à Macron: « Si le Hezbollah attaque, c’est le Liban qui en paiera le prix »

Le président français a appelé à des opérations ciblées mais les deux dirigeants ont convenu de la nécessité de faire libérer les otages, indépendamment de leur nationalité

Le président Isaac Herzog rencontrant le président français Emanuel Macron, à la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 24 octobre 2023. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)
Le président Isaac Herzog rencontrant le président français Emanuel Macron, à la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 24 octobre 2023. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)

Accueillant le président français Emmanuel Macron à Jérusalem, mardi, le président Isaac Herzog a déclaré qu’Israël « est déterminé à se relever et nous sommes déterminés à détruire nos ennemis ».

« La situation est extrêmement compliquée et fragile », a déclaré Herzog qui a souligné que « nous demandons la libération totale et immédiate de tous nos citoyens. »

« Il n’y a pas de différence entre les citoyens israéliens et ceux qui ont une autre citoyenneté », a ajouté le président après des informations qui ont laissé entendre que des dizaines d’otages ressortissants de pays étrangers pourraient être remis en liberté.

Herzog a aussi averti que l’Iran « joue avec le feu » au Liban.

« Si le Hezbollah nous entraîne dans la guerre, il doit être clair que c’est le Liban qui en paiera le prix. Le Liban ne peut pas être un membre souverain de la communauté internationale, avec des citoyens en possession d’un passeport libanais alors que lorsqu’il s’agit d’attaquer Israël, les Libanais ne sont pas considérés comme responsables. »

S’exprimant en anglais, Macron a semblé être en désaccord avec Herzog, affirmant que si l’organisation terroriste devait être frappée en son cœur, Israël devait mener « des opérations ciblées ».

Il est difficile de dire à quelles opérations ciblées il faisait référence, et où.

Le président français Emmanuel Macron arrive à l’aéroport Ben Gourion près de Tel Aviv, le 24 octobre 2023, lors de sa visite en Israël sur fond de guerre contre le Hamas. (Crédit : Christophe Ena / POOL / AFP)

Macron a ajouté que la France avait mis en garde « d’autres groupes terroristes potentiels qui désireraient rejoindre le conflit » en les exhortant de se tenir à l’écart des combats et qu’elle a « clairement mis en garde le Hezbollah et ce, par des messages directs ».

« Le premier objectif doit être la libération de tous les otages sans distinction », a déclaré le président français.

Emmanuel Macron avait martelé qu’il effectuerait un tel voyage s’il pouvait être « utile » à la région.

« Je veux vous assurer que vous n’êtes pas seuls dans cette guerre contre le terrorisme », a-t-il continué, « parce que je parle au nom d’un pays qui a vécu dans sa chair des attaques terroristes et que vous étiez à nos côtés à ce moment-là. Je pense qu’il qu’il est de notre devoir de combattre ces groupes terroristes, sans confusion, et je dirais, sans élargir le conflit ».

Macron a ensuite commencé sa rencontre en face à face avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le président français est arrivé mardi matin en Israël pour faire part « de sa solidarité pleine et entière » avec l’État juif dans le sillage du massacre commis par le groupe terroriste palestinien du Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre.

Macron est allé à Tel Aviv, où il a rencontré les familles des ressortissants français et franco-israéliens qui sont morts lors de l’assaut du Hamas ou qui sont actuellement retenus en otage par les terroristes de Gaza.

Selon un décompte revu à la hausse par Emmanuel Macron, neuf Français ou Franco-israéliens sont retenus otages ou portés disparus. Au moins trente Français ont été tués dans l’attaque du Hamas, inédite par sa violence et son ampleur depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948. C’est aussi pour la France le plus lourd bilan dans un attentat depuis celui du 14 juillet 2016 à Nice (86 morts).

« Nous sommes liés à Israël par le deuil », a écrit le président français sur X (ex-Twitter): « A Tel-Aviv, auprès de leurs familles, j’ai exprimé la solidarité de la Nation ».

La visite du chef de l’État français survient plus de deux semaines après que des milliers de terroristes ont franchi la frontière séparant Israël et la bande de Gaza, le 7 octobre, tuant au moins 1 400 personnes, en majorité des civils. Des familles entières ont été exécutées ; les victimes ont été brûlées vives dans leurs habitations, mutilées, assassinées dans un festival de musique électronique. Il y avait 30 citoyens français parmi eux.

Au moins 224 personnes ont été placées en captivité à Gaza, retenues en otage par le Hamas.

Sept citoyens français sont encore portés-disparus : il a été confirmé qu’une femme est actuellement détenue par le Hamas à Gaza. Macron a fait savoir que d’autres pourraient, eux aussi, se trouver entre les mains du groupe terroriste – une information qui n’a pas encore été confirmée.

Macron et Netanyahu doivent prendre la parole lors d’une conférence de presse à 13 heures.

Le chef de l’État français doit aussi rencontrer à Jérusalem le chef de l’opposition Yair Lapid et Benny Gantz, dirigeant du parti d’opposition, HaMahane HaMamlahti devenu ministre quand sa faction a rejoint la coalition dans le cadre d’un gouvernement d’urgence.

Le président, rencontrera le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah dans l’après-midi. Il sera ainsi le premier chef d’Etat occidental à se rendre en Cisjordanie depuis le début de la guerre.

L’Autorité palestinienne n’exerce plus aucun pouvoir dans la bande de Gaza depuis que le Hamas l’en a chassé en 2007, après quelques jours d’affrontements armés.

Macron aura en outre « vraisemblablement des échanges » avec le roi de Jordanie Abdallah II, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et les dirigeants du Golfe, a précisé la présidence française.

Il devait appeler à « la préservation de la population civile » à Gaza, alors que l’armée israélienne procède à des bombardements intensifs sur des cibles du Hamas et que l’armée se prépare à une incursion terrestre dans la bande avec pour objectif de démanteler le groupe terroriste.

Plus de 5 000 Palestiniens sont morts au cours des attaques d’Israël, selon les chiffres du ministère de la Santé placé sous l’autorité du Hamas au sein de l’enclave côtière – des chiffres qui n’ont pas pu être vérifiés. Ils comprendraient les combattants des groupes terroristes de la bande et les victimes des centaines de roquettes à destination d’Israël qui, selon l’État juif, sont retombées au sein de Gaza depuis le 7 octobre, avec notamment un missile qui s’est écrasé sur le parking d’un hôpital et qui a tué des dizaines de personnes.

Israël explique que son offensive vise à anéantir les infrastructures du Hamas et l’État juif a juré d’éliminer le groupe terroriste dans son intégralité. Il a précisé vouloir prendre pour cible tous les sites où opère le Hamas tout en cherchant à minimiser le nombre de victimes civiles.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, rencontre le président français Emanuel Macron à Jérusalem le 24 octobre 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Macron appellera en particulier à une « trêve humanitaire » pour permettre aux aides internationales d’entrer à Gaza. La population, forte de 2,4 personnes, manque d’eau, de produits alimentaires, d’électricité et autres fournitures de base après le blocus décidé par Israël, a noté le palais de l’Élysée.

L’Elysée avait indiqué avant la visite que le président entendait « poursuivre la mobilisation pour éviter une escalade dangereuse dans la région », notamment entre Israël et le puissant mouvement chiite libanais Hezbollah, soutenu par l’Iran, alors que les affrontements se font quotidiens à la frontière israélo-libanaise.

Macron proposera de relancer « un réel processus de paix » qui aura pour objectif de créer un état palestinien viable en échange de garanties liées à la sécurité d’Israël de la part des puissances régionales.

Le président français devrait revenir à Paris mardi soir.

Le président américain Joe Biden, le chancelier allemand Olaf Scholz, le Premier ministre britannique Rishi Sunak, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte sont d’ores et déjà venus en Israël pour faire part de leur solidarité depuis le début de la guerre.

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