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Herzog représentera Israël au couronnement du roi Charles III

Le président et son épouse assisteront à l'événement à Buckingham Palace et marcheront jusqu'au lieu du couronnement de manière à ne pas transgresser le Shabbat

Le président Isaac Herzog, à gauche, et son épouse Michal Herzog arrivent à Buckingham Palace, à Londres, le 18 septembre 2022. (Crédit : AP Photo/Markus Schreiber, Pool)
Le président Isaac Herzog, à gauche, et son épouse Michal Herzog arrivent à Buckingham Palace, à Londres, le 18 septembre 2022. (Crédit : AP Photo/Markus Schreiber, Pool)

Le président Isaac Herzog et son épouse, Michal, représenteront officiellement Israël lors du couronnement du roi Charles III à Londres, samedi.

Le couple séjournera aux abords de l’abbaye de Westminster de manière à pouvoir se rendre à pied à la cérémonie sans transgresser le Shabbat, a indiqué la résidence du président dans un communiqué qui a été émis mardi.

Isaac et Michal Herzog partiront pour Londres dans la soirée de jeudi et ils prendront part, vendredi, à une réception organisée par le roi Charles III à Buckingham Palace et donnée en l’honneur de tous les chefs d’État et membres des familles royales venus pour l’occasion.

Le président et son épouse avaient aussi représenté Israël lors des funérailles de la reine Elizabeth II, l’année dernière.

Le couple n’a pas été le seul à devoir procéder à certains ajustements pour l’événement de samedi. Le grand-rabbin d’Angleterre, Ephraim Mirvis, et son épouse Valerie séjourneront à Clarence House, la résidence du roi Charles III, la veille du couronnement, pour leur permettre d’assister à la cérémonie. La reine consort, Camilla, sera elle aussi couronnée.

Selon le journal britannique Jewish Chronicle, Mirvis célébrera le Shabbat dans la soirée de vendredi avec les communautés locales avant d’aller à Clarence House, à quelques centaines de mètres de l’abbaye de Westminster où aura lieu la cérémonie.

Le roi Charles III et Camilla, la reine consort, lors d’une cérémonie militaire à Buckingham Palace, à Londres, le 27 avril 2023. (Crédit : Stefan Rousseau, Pool Photo via AP)

Charles était immédiatement devenu roi après la mort de la reine Elizabeth à l’âge de 96 ans, le 8 septembre dernier, un décès qui avait mis un terme à un règne de 70 ans – un record – alors que l’état de santé de la souveraine se dégradait depuis déjà un an. Il était aussi devenu chef de l’État des 14 pays du Commonwealth dont font partie l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande.

Le couronnement a lieu traditionnellement quelques mois après l’accession du souverain au trône, après une période de deuil national et royal et après des préparations intenses.

A la fin de la cérémonie, juste avant que Charles ne monte dans le Gold State Coach, ce carrosse illustre tiré par huit chevaux, qui arpentera les rues de Londres lors d’une procession, les responsables et les représentants religieux viendront saluer le monarque.

Leurs vœux ne seront toutefois pas diffusés par hauts-parleurs en signe de respect à l’égard des Juifs qui pratiquent le Shabbat, et qui n’ont pas le droit d’utiliser des appareils électroniques, a fait savoir le bureau de l’archevêque de Canterbury samedi.

Après la mort de la reine Elizabeth, l’année dernière, Buckingham Palace avait changé l’heure d’un événement multiconfessionnel rendu en hommage à feu la souveraine pour permettre à Mirvis d’y assister et de rentrer à son domicile du nord de Londres à temps pour le Shabbat.

En réponse, le compte du grand-rabbin avait déclaré à ce moment-là : « Dans le cadre d’une initiative profondément émouvante, Buckingham Palace a avancé l’heure de l’événement pour lui permettre de s’y rendre avant Shabbat ».

Le roi Charles III de Grande-Bretagne s’entretient avec le grand rabbin britannique Ephraim Mirvis alors qu’il rencontre des chefs religieux lors d’une réception au palais de Buckingham, à Londres, le 16 septembre 2022. (Aaron Chown/Pool Photo via AP)

En allant à la cérémonie – même si elle a lieu un samedi – le grand-rabbin va respecter une tradition vieille de 120 ans qui avait été établie par l’ancien grand-rabbin Hermann Adler, qui avait été présent lors du couronnement du roi Edward VII en 1992, lors d’une cérémonie qui avait aussi été organisée un samedi.

A cette occasion, il y a 12 décennies, Adler était allé prier à la synagogue avant d’être escorté à pied par la police jusqu’à l’abbaye de Westminster.

Le grand-rabbin Israel Brodie s’était rendu, pour sa part, au couronnement de la reine Elizabeth II en 1953 qui avait eu lieu un mardi.

L’engagement du roi en faveur de la diversité prendra tout son sens, samedi, quand les chefs religieux représentant les traditions bouddhiste, hindoue, juive, musulmane et sikh joueront un rôle actif dans la cérémonie pour la toute première fois.

Dès les années 1990, Charles avait laissé entendre qu’il souhaitait être connu comme « le défenseur des fois », un petit changement excessivement symbolique dans le titre traditionnel du monarque, celui de « défenseur de la foi » – qui ne désigne que le christianisme.

Le bureau de l’archevêque de Canterbury a expliqué que le service de samedi serait un culte chrétien qui saurait refléter la société contemporaine.

Le Prince Charles d’Angleterre, au centre, à l’issue de sa visite sur la tombe de sa grand-mère, la princesse Alice, en l’église Sainte-Marie-Madeleine, sur le Mont des Oliviers à Jérusalem, en Israël, en janvier 2020. (Crédit : Neil Hall/Pool Photo via AP)

La cérémonie inclura aussi pour la première fois des femmes évêques, ainsi que des hymnes et des prières en gallois, en gaélique écossais et en gaélique irlandais en plus de l’anglais.

Dans ce qui sera le moment le plus sacré du service, l’archevêque de Canterbury oindra le souverain d’huile bénie à Jérusalem, le consacrant et le distinguant ainsi de ses sujets.

Un moment qui ne sera pas montré à la télévision et qui ne sera pas visible de la plus grande partie des personnes se trouvant dans l’abbaye à l’exception de quelques hauts-membres du clergé.

Les regalias seront ensuite présentés au souverain – ces objets sacrés comme le spectre qui symbolisent le pouvoir du monarque et ses responsabilités.

Le prince Charles, feu Elizabeth II et le prince William sur le balcon de Buckingham Palace pendant le jubilé de diamant dans le centre de Londres, le 5 juin 2012. (Crédit : AP Photo/Stefan Wermuth, Pool, File)

Autre innovation qui reflète le paysage religieux qui a changé au Royaume-Uni, les membres de la chambre des Lords issus des traditions hindoue, juive, musulmane et sikh présenteront au roi des objets sans symbolisme chrétien explicite.

Le nouveau roi sera alors couronné et le « God Save The King » résonnera entre les murs de l’abbaye.

Camilla sera ensuite ointe de manière similaire au protocole dont a bénéficié la reine Elizabeth, la reine-mère, en 1937.

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