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Hillary Clinton : « La sécurité d’Israël n’est pas négociable »

"Oui nous avons besoin de constance, pas d'un président qui dit qu'il est neutre le lundi, pro-Israël le mardi, et on ne sait pas quoi d'autre le mercredi parce que tout est négociable," a déclaré la candidate démocrate

La candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton s’en est vivement prise lundi à son adversaire républicain Donald Trump, qu’elle a indirectement accusé d’inconstance sur Israël et « d’encourager la violence ».

« Oui nous avons besoin de constance, pas d’un président qui dit qu’il est neutre le lundi, pro-Israël le mardi, et on ne sait pas quoi d’autre le mercredi parce que tout est négociable. (…) La sécurité d’Israël n’est pas négociable », a affirmé Mme Clinton devant la conférence annuelle du lobby pro-israélien Aipac.

Le favori des primaires républicaines Donald Trump doit aussi s’exprimer devant la même conférence en fin de journée lundi.

« Ce soir, vous entendrez des candidats avec des visions différentes du leadership de l’Amérique dans cette région et dans le monde », a poursuivi Mme Clinton.

« Vous aurez un aperçu d’une politique étrangère potentielle qui insulte nos amis, ne collabore pas avec eux, qui enhardirait nos adversaires et ne les vaincrait pas », a-t-elle poursuivi devant quelque 18.000 participants à la conférence.

« Pour la sécurité d’Israël et du monde, nous avons besoin d’une Amérique qui reste un leader mondial respecté, engagé dans la défense et la promotion de l’ordre international. Une Amérique capable de contrer les initiatives visant à isoler ou attaquer Israël. Le contraire est impensable », a plaidé l’ancienne secrétaire d’Etat.

« Tout ce travail pour défendre la légitimité d’Israël, développer sa sécurité et les relations économiques, atteindre un autre niveau d’alliance, dépend de l’élection d’un président profondément engagé dans l’avenir d’Israël », a-t-elle souligné.

Donald Trump, originaire de New York, ville qui compte une importante communauté juive, avait fait lever les sourcils de beaucoup de responsables juifs quand il avait affirmé que les Etats-Unis devaient être un intermédiaire « neutre » entre Israël et les Palestiniens.

Mme Clinton a réaffirmé son engagement en faveur d’une solution à « deux Etats », israélien et palestinien, et promis de « poursuivre des négociations directes » entre les deux parties.

A propos de l’Iran, elle a affirmé dans une autre allusion à M. Trump qu’ « il y a une grande différence entre dire que Téhéran doit rendre des comptes et le faire vraiment ».

« Le prochain président devra être capable (…) d’imposer de vraies conséquences à la moindre violation de (l’) accord » sur la politique nucléaire de l’Iran entré en vigueur en janvier, selon Mme Clinton. « Nous emploierons la force si besoin », a-t-elle promis.

La candidate démocrate a aussi dénoncé avec force l’antisémitisme et toutes formes « d’intolérance et d’extrémisme dans nos sociétés ».

« Mais ce que les Américains entendent pendant cette campagne c’est quelque chose de complètement différent. Qui encourage la violence, qui reste évasif sur les partisans de la suprématie de la race blanche, qui appelle à l’expulsion de 12 millions de migrants, qui demande de tourner le dos aux réfugiés à cause de leur religion et qui propose d’interdire à tous les musulmans d’entrer aux Etats-Unis », a dénoncé Mme Clinton.

M. Trump propose d’interdire temporairement l’entrée des musulmans sur le sol américain de peur qu’un extrémiste ne se cache parmi eux. Il a aussi eu des propos invitant ses partisans à répondre physiquement aux manifestants qui perturbent régulièrement ses meetings.

« L’Amérique mérite mieux que cela. (…) Si vous voyez de l’intolérance, opposez-vous à elle. Si vous voyez de la violence, condamnez la. Si vous voyez du harcèlement, résistez lui », a conclu Mme Clinton.

Deux autres candidats républicains doivent s’exprimer lundi devant l’Aipac, le sénateur du Texas Ted Cruz et le gouverneur de l’Ohio John Kasich.

Seul candidat à la Maison Blanche d’origine juive, le démocrate Bernie Sanders ne viendra pas s’exprimer devant l’Aipac, arguant d’un agenda de campagne chargé.

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