Hillary Clinton veut une coalition mondiale contre l’EI
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Hillary Clinton veut une coalition mondiale contre l’EI

La candidate aux élections américaines réclame une coalition plus efficace et plus large, un gros effort en matière de renseignement, et l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne

Hillary Clinton au forum de Saban à Washington le 5 décembre (Crédit : capture d'écran YouTube)
Hillary Clinton au forum de Saban à Washington le 5 décembre (Crédit : capture d'écran YouTube)

La candidate démocrate à la présidence américaine Hillary Clinton a insisté jeudi sur la nécessité d’une coalition internationale, dirigée par les Etats-Unis, pour lutter contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et empêcher la circulation de ses combattants, après les attentats de Paris.

« Le monde entier doit participer à ce combat, mais nous devons le diriger », a-t-elle déclaré dans un discours à New York, appelant également les alliés européens et arabes des Etats-Unis à en faire plus.

Mme Clinton, qui s’exprimait devant le centre de réflexion Council on Foreign Relations, a demandé une intensification des frappes aériennes sur des cibles de l’EI en Syrie et en Irak, par une coalition plus efficace et plus large, un gros effort en matière de renseignement, et l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, pour que le régime syrien cesse de bombarder les civils.

Mme Clinton n’a cependant pas appelé au déploiement important de troupes américaines au sol, préférant demander un soutien accru pour les troupes locales ou de la région.

Elle a ajouté que les Etats-Unis devaient travailler avec la Russie pour imposer une zone d’exclusion aérienne.

« Il faut que la Turquie arrête de bombarder les combattants kurdes en Syrie qui combattent l’EI, et devienne un partenaire à part entière », a-t-elle également déclaré, demandant également à Ankara de fermer sa frontière poreuse avec la Syrie.

L’Arabie saoudite, le Qatar et d’autres pays doivent arrêter les citoyens qui financent directement les organisations extrémistes, a également suggéré Mme Clinton, pour laquelle le Conseil de sécurité de l’ONU doit aussi actualiser sa liste de sanctions contre les « terroristes ».

« Les Etats-Unis doivent travailler avec l’Europe pour améliorer immédiatement et radicalement le partage et la coordination en matière de renseignement », a poursuivi la candidate à la présidence, ancienne secrétaire d’Etat du président Obama.

« Les pays européens ne s’alertent parfois pas entre eux quand ils refoulent un présumé jihadiste, ou quand un passeport est volé », a-t-elle souligné. « Trop souvent, les liens n’ont pas été faits. Je sais à quel point c’est dur, mais cela doit changer ».

Evoquant également le problème des communications cryptées utilisées par les terroristes, elle a demandé à la Silicon Valley « de pas voir le gouvernement comme un adversaire » et de « développer des solutions qui assureront notre sécurité et protègeront notre vie privée ».

Elle a aussi insisté sur le fait que les musulmans ordinaires ne pouvaient pas être considérés comme une menace.

« Nous sommes dans une lutte d’idées, contre une idéologie de haine, et nous devons gagner. Mais soyons clairs, l’islam n’est pas notre adversaire », a déclaré Mme Clinton.

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