Hollande à Abbas : la France mènera des négociations de paix
Rechercher

Hollande à Abbas : la France mènera des négociations de paix

Le président français rappelle que Paris 'ne ménagera pas ses efforts pour mobiliser la communauté internationale'

Le président français François Hollande, à droite, et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à son arrivée au palais de l'Elysée, à Paris, le 21 juillet 2016. (Crédit : Stéphane de Sakutin/Pool/AFP)
Le président français François Hollande, à droite, et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à son arrivée au palais de l'Elysée, à Paris, le 21 juillet 2016. (Crédit : Stéphane de Sakutin/Pool/AFP)

François Hollande a réaffirmé jeudi soir « l’urgence » à « recréer une perspective politique » dans le processus de paix israélo-palestinien, lors d’une rencontre à Paris avec son homologue palestinien, Mahmoud Abbas.

Le chef de l’Etat a « exprimé sa préoccupation devant la fragilité de la situation au Proche-Orient et la montée des violences », selon un communiqué diffusé par la présidence française. « Alors que le dernier rapport du Quartet montre que la solution des deux Etats est menacée par la poursuite de la colonisation, l’urgence est de recréer une perspective politique », a-t-on souligné.

Hollande « a confirmé » à Abbas « l’engagement de la France de poursuivre la dynamique créée par la réunion ministérielle de Paris du 3 juin ainsi que son approche des prochaines étapes devant conduire à la tenue d’une conférence internationale ».

Il a encore assuré que « la France ne ménagera[it] pas ses efforts pour mobiliser la communauté internationale autour de la relance du processus de paix ».

Le président de l’Autorité palestinienne (AP) doit aussi rencontrer le secrétaire d’Etat américain John Kerry pendant son passage dans la capitale française.

Les deux dirigeants palestinien et américain, qui s’étaient vus en février à Amman, doivent également discuter des « efforts actuels pour faire avancer une solution à deux Etats » palestinien et israélien.

Le processus de paix israélo-palestinien est totalement gelé depuis deux ans et l’espoir d’une relance avant la fin de la présidence de Barack Obama quasi-inexistant.

Toutefois, le 3 juin à Paris, une trentaine de représentants de pays arabes et occidentaux, de l’ONU et de l’Union européenne, s’étaient réunis pour soutenir une initiative française visant à organiser une conférence internationale avec les Israéliens et les Palestiniens d’ici la fin de l’année. Israéliens et Palestiniens n’avaient pas été invités.

Mais John Kerry était allé à Paris en traînant les pieds et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait catégoriquement rejeté cette initiative française soutenue par les Palestiniens et l’UE.

Dore Gold, directeur général du ministère des Affaires étrangères,pendant la commission des Affaires étrangères et de la Défense, le 21 juillet 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Dore Gold, directeur général du ministère des Affaires étrangères,pendant la commission des Affaires étrangères et de la Défense, le 21 juillet 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Dore Gold, directeur général du ministère des Affaires étrangères, a déclaré au Times of Israël que Jérusalem boycotterait probablement une conférence internationale organisée par les Français sur le conflit israélo-palestinien à Paris, si elle est organisée cette année. Un tel sommet « ébranlerait tout le processus de pais », a-t-il affirmé.

« Nous n’avons pas été invité pour la première partie… Je doute qu’il y en aura une seconde, parce que nous avons été très clair sur nos problèmes avec tout cette organisation française », a déclaré Gold.

Le gouvernement israélien a régulièrement exprimé son opposition, affirmant qu’une conférence internationale ne pouvait que renforcer les positions de négociation des Palestiniens, et soulignant que seules des discussions bilatérales directes entre Israéliens et Palestiniens pouvaient faire avancer le processus de paix.

Par ailleurs, le Quartet sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, UE, ONU) est également intervenu en appelant Israël, dans un rapport début juillet, à cesser la « colonisation » des Territoires tout en exhortant les Palestiniens à renoncer à la violence.

Ce rapport a été critiqué par Israël et par les Palestiniens.

Raphael Ahren a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...