Hollande redit l’attachement de la France à la solution à 2 états
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Hollande redit l’attachement de la France à la solution à 2 états

Au dîner du CRIF, le président français a répété son opposition aux implantations et son attachement au respect de la liberté de culte, notamment à Jérusalem

Le président français François Hollande pendant le 32e dîner annuel du CRIF, à Paris, le 22 février 2017. (Crédit : Christophe Petit Tesson/Pool/AFP)
Le président français François Hollande pendant le 32e dîner annuel du CRIF, à Paris, le 22 février 2017. (Crédit : Christophe Petit Tesson/Pool/AFP)

Le président français François Hollande a réaffirmé mercredi soir l’attachement de la France à la solution « à deux états » pour régler le conflit israélo-palestinien, alors que le président américain Donald Trump a pris ses distances avec un tel scénario.

« Pour la paix au Proche Orient, la solution, nous la connaissons : c’est celle des deux états – Israël et Palestine – vivant côte à côte, en paix », a déclaré le président de la République lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), à Paris.

François Hollande a rappelé cette conviction une semaine après que le nouveau président américain a laissé entendre que les Etats-Unis ne s’accrocheraient plus nécessairement à la solution à deux états.

Or, a martelé le président français, cette solution est « la seule garantie pour qu’Israël demeure ce qu’il est : un Etat pluraliste et démocratique. »

Deux immeubles de 24 logements en construction dans l'implantation de Beit El, près de Ramallah, en Cisjordanie, le 28 juillet 2015. (Crédit : Flash90)
Deux immeubles de 24 logements en construction dans l’implantation de Beit El, près de Ramallah, en Cisjordanie, le 28 juillet 2015. (Crédit : Flash90)

« Nous avons dit aussi que la colonisation se poursuit à un rythme qui est dangereux, parce qu’il rend plus improbable la solution d’un état palestinien. Or, sans état palestinien, il n’y aura pas de paix », a-t-il ajouté.

Toutefois, a poursuivi François Hollande, « la solution ne sera jamais imposée par la communauté internationale, jamais. C’est aux Israéliens et aux Palestiniens qu’il reviendra de s’entendre sur chacune des questions du statut final, et notamment du statut de Jérusalem », a-t-il fait valoir.

En outre, « la France continuera à veiller à la préservation du statu quo à Jérusalem, c’est-à-dire le libre accès » et la liberté de culte « pour tous les croyants juifs, chrétiens et musulmans », a assuré le chef de l’Etat français.

« Voilà la position de la France, et je suis sûr qu’elle ne changera pas », a-t-il conclu à quelques semaines de son départ de la présidence.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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