Hommage aux 9 victimes de l’attaque terroriste au mont Scopus en 2002
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Hommage aux 9 victimes de l’attaque terroriste au mont Scopus en 2002

L’attentat à la bombe de l'université hébraïque de Jérusalem a été commis par le Hamas le 31 juillet 2002 dans une cafétéria ; 1 Français, 4 Américains et 4 Israéliens ont été tués

L'Université hébraïque sur le mont Scopus, à Jérusalem. Illustration. (Crédit : Leeor Bronis/Times of Israel)
L'Université hébraïque sur le mont Scopus, à Jérusalem. Illustration. (Crédit : Leeor Bronis/Times of Israel)

Ce mercredi 31 juillet, 17 ans après l’attentat au mont Scopus qui a fait neuf morts et blessé environ 100 personnes, un hommage était organisé.

Hélène Le Gal, ambassadrice de France en Israël, était notamment présente. « Comme chaque année, j’ai rendu hommage à notre compatriote David Gritz et aux huit autres victimes de l’attaque terroriste au mont Scopus en 2002 », a-t-elle écrit sur Twitter.

Outre David Gritz, Franco-Américain, ont été tués quatre autres Américains et quatre Israéliens.

Depuis l’attaque, a été créée à la mémoire du jeune homme la bourse David Gritz. Elle permet de financer une année d’études d’un étudiant israélien en France.

L’attentat à la bombe de l’université hébraïque de Jérusalem a été commis le 31 juillet 2002 dans une cafétéria sur le campus du mont Scopus. Il a été mis en œuvre par une cellule du Hamas basée à Jérusalem-est. Ses responsables ont depuis été condamnés à la prison à perpétuité pour plusieurs chefs d’inculpation.

Selon l’ONG israélienne et groupe de surveillance des médias Palestinian Media Watch, l’Autorité palestinienne aurait, depuis l’attaque, payé plus de 4,3 millions de shekels à ses auteurs.

L’Autorité palestinienne (AP) verse chaque mois des aides aux prisonniers sécuritaires et aux familles des terroristes tués lors d’attentats.

Israël a mis en vigueur cette nouvelle loi bloquant les fonds au mois de février. Celle-ci autorise le gouvernement à déduire la somme de 11,5 millions de dollars en impôts collectés chaque mois au nom de l’AP.

Selon les responsables israéliens, la somme retenue est équivalente à celle qui est versée par l’AP aux prisonniers incarcérés pour des raisons de sécurité en Israël, notamment aux terroristes, ainsi qu’aux familles de terroristes tués.

L’Etat juif maintient que la politique palestinienne consistant à donner de l’argent aux prisonniers sécuritaires et aux familles des terroristes tués constitue une incitation aux attaques violentes contre les Israéliens.

Les autorités palestiniennes de Ramallah affirment, pour leur part, chercher à fournir des aides sociales aux familles palestiniennes et compenser ce qu’ils qualifient de système judiciaire inéquitable.

Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, a protesté contre la loi israélienne, faisant savoir qu’il refuserait dorénavant la totalité de la somme collectée chaque mois par les impôts – elle s’élève à 170-200 millions de dollars et constitue la moitié du budget palestinien.

« Nous ne recevrons pas de fonds partiels », a dit Abbas lors d’une réunion de cabinet du mois d’avril.

Ce conflit, qui s’associe à une perte de plus de 50 % des aides internationales au cours des six dernières années, a plongé les Palestiniens dans la précarité – ce que le ministre des Finances de l’AP, Shukri Bishara, a récemment qualifié de « position financière dangereuse ».

Les Palestiniens ont coupé tous les salaires de l’AP au-dessus de 2 000 shekels et réduit les dépenses opérationnelles. Ils ont également cessé d’octroyer des augmentations et emprunté des dizaines de millions de dollars dans les banques locales.

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