Hyundai cherche une technologie israélienne pour ses « voitures connectées »
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Hyundai cherche une technologie israélienne pour ses « voitures connectées »

De nouvelles applications développées en Israël pourraient intégrer les véhicules connectés à l'Internet de l'entreprise

David Shamah édite notre section « Start-Up Israel ». Spécialiste depuis plus de dix ans en technologies et en informatique, il est un expert reconnu des start-up israéliennes, de la high-tech, des biotechnologies et des solutions environnementales.

Photo de l'interface utilisateur de la voiture connectée de Hyundai (Crédit : Autorisation)
Photo de l'interface utilisateur de la voiture connectée de Hyundai (Crédit : Autorisation)

L’entreprise automobile coréenne Hyundai vise à devenir un leader dans la technologie de la voiture connectée – et veut utiliser le talent israélien pour atteindre cet objectif.

La société parraine son premier concours d’application hackathon. Les développeurs des meilleures applications obtiendront un prix de 100 000 shekels et un contrat avec Hyundai Israël, et peut-être, avec des agences Hyundai dans d’autres parties du globe.

Si la voiture de demain n’est peut-être pas prête à voler, elle est prête à être affublée de toutes sortes de technologies de communication qui aideront les conducteurs à atteindre leur destination de manière plus sûre, peut-être plus rapidement – et certainement plus agréablement.

Hyundai intègre déjà ces applications dans certains de ses modèles (notamment l’i-35, l’une de ses offres haut de gamme), mais elle veut aller plus loin – d’où le hackathon i-Way, déclare le directeur de Hyundai Israël Davidi Piamenta.

« Contrairement à d’autres entreprises, nous avons développé notre propre API, et les participants au concours y auront accès, » dit Piamenta aux journalistes lors d’une conférence de presse.

« Nous voulons autant d’idées que possible dans la première étape, après quoi nous sélectionnerons les trois premières. Ces applications gagneront des prix de 100 000, 30 000 et 15 000 shekels ».

Les applications seront sélectionnées sur la base de leur créativité et de la manière dont elles utilisent Internet et d’autres technologies « connectées » – notamment Bluetooth et GPS – pour rendre l’expérience de conduite plus agréable et plus sûre, ajoute-t-il.

Le concours est ouvert à toute personne en tout lieu capable de développer des applications et dotée d’une idée unique.

Les applications resteront la propriété de développeurs, qui accorderont l’application à Hyundai pendant deux ans ; après cela, ils seront libres d’en faire ce qu’ils veulent. Les prix seront remis au cours de l’été, après un gala, et les applications pourront apparaître sur les modèles Hyundai de 2016.

Une innovation que Hyundai met en place est un modem intégré cellulaire qui se connectera aux applications de la voiture. Actuellement, presque toutes les voitures qui offrent des applications utilisent une connexion cellulaire d’un téléphone pour communiquer avec les serveurs.

Le caractère indépendant de la communication des modèles Hyundai permettra à l’entreprise de mettre en œuvre de nombreuses fonctionnalités sécuritaires longue distance, comme un service d’assistance (similaire à OnStar de GM), où les conducteurs peuvent appeler à l’aide depuis leurs véhicules en cas de problème.

En outre, dit Piamenta, Hyundai sera en mesure d’offrir des services optionnels qui surveillent les habitudes de sécurité des conducteurs, pouvant les aider à recevoir des rabais dans les polices d’assurance.

La préoccupation des automobilistes connectés est la sécurité. Selon certaines études, dont une citée par le Sénat américain, des pirates peuvent prendre le contrôle des composantes clés des véhicules, brouiller ou modifier des données dans leurs ordinateurs, ou les déverrouiller ou les désactiver – leur permettant de dévaliser le coffre d’un véhicule ou de détenir le chauffeur en otage pour «frais de réparation ».

Assurer la sécurité, déclare Piamenta, est l’une des raisons pour lesquelles Hyundai a développé son propre API lieu de compter sur Google. En outre, la société a fait de grands efforts pour empêcher des intrus dans ses systèmes, embauchant des experts en sécurité qui ont travaillé sur des systèmes d’exploitation « fermés » pour « téléphones casher », ajoute Piamenta.

Dans de nombreux cercles ultra-orthodoxes, l’utilisation d’Internet sur les smartphones n’est pas seulement réprouvée, mais purement et simplement interdite.

Les fournisseurs de services de téléphonie cellulaire, cherchant à servir le marché commercial ultra-orthodoxe lucratif, ont développé des versions de téléphones qui offrent des services de téléphonie et de texte, mais ferment Internet – une condition préalable pour obtenir l’approbation rabbinique pour l’appareil. C’est dans cette expertise, dit Piamenta, que Hyundai a puisé afin de développer son API.

« Bien sûr, tout peut arriver, mais nous sentons que nous avons pris les mesures nécessaires pour protéger nos clients, » dit-il.

Le concours de la voiture connectée, dit Piamenta, est « un bon début pour nous. Des entreprises comme Apple, Google, Microsoft et d’autres travaillent sur la technologie de voiture connectée et cherchent à avancer. Avec ce projet, nous espérons construire une technologie novatrice qui donnera le ton de cette industrie. Le but de notre programme i-Way est de développer une technologie qui fera de la conduite d’une voiture une expérience aussi agréable que celle d’être chez soi ou au bureau. »

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