Il est « impossible » que les partis de droite ne fusionnent pas, affirme Smotrich
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Il est « impossible » que les partis de droite ne fusionnent pas, affirme Smotrich

Le numéro deux de l'Union des partis de droite a nié une mise à l'écart de HaYamin HaHadash par Netanyahu avant le scrutin, ajoutant que les partis s'associeront

Bezalel Smotrich (droite) et Rafi Peretz (gauche) de l'Union des partis de droite tiennent une conférence de presse après une rencontre avec le président Reuven Rivln à la résidence du Président à Jérusalem le 16 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Bezalel Smotrich (droite) et Rafi Peretz (gauche) de l'Union des partis de droite tiennent une conférence de presse après une rencontre avec le président Reuven Rivln à la résidence du Président à Jérusalem le 16 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Bezalel Smotrich, haut-membre de l’Union des partis de droite, a déclaré vendredi qu’il était « impossible » que sa liste ne s’unisse pas avec la formation HaYamin HaHadash dans un contexte de négociations intenses.

Il a ainsi démenti une information révélée par le radiodiffuseur public Kan, jeudi, qui avait cité des responsables de l’Union des partis de droite selon lesquels le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’efforçait de convaincre l’alliance de l’Union des partis de droite – qui comprend les formations HaBayit HaYehudi, l’Union nationale et la faction d’extrême-droite Otzma Yehudit — d’évincer HaYamin HaHadash, parti dirigé par Ayelet Shaked.

La chaîne avait indiqué que le Premier ministre avait offert à Smotrich (Union nationale) et Rafi Peretz (HaBayit HaYehudi), qui est également leader de l’Union des partis de droite, une série d’avantages pour s’associer à Otzma Yehudit, en laissant HaYamin HaHadash de côté.

Les deux dirigeants auraient ainsi conservé leurs postes intérimaires de ministre des Transports et de ministre de l’Education respectivement et auraient été membres du cabinet de sécurité de haut-niveau, ainsi que chefs du forum de la coalition.

Pour sa part, le chef d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, aurait été promu vice-ministre ou chef de commission, avait précisé le reportage.

Mais Smotrich a démenti l’authenticité de ces informations – comme l’a également fait Netanyahu – en s’adressant directement à Zeev Kam, journaliste de Kan, sur Twitter.

« Salut Zeev, je serais heureux de savoir qui étaient ces hauts-responsables », a-t-il écrit. « Je ne suis pas ‘haut’ moi-même alors peut-être que cela ne compte pas – mais je suis familier du sujet. Il est impossible que nous ne fassions pas alliance avec HaYamin HaHadash. Ce serait un risque irresponsable à faire courir à l’Etat d’Israël et je suis convaincu que Netanyahu et également nos partenaires au sein de HaBayit HaYehudi le savent. C’est vrai aussi chez HaYamin HaHadash, je pense. »

Ces propos ont été tenus alors qu’il ne reste qu’une semaine avant le dépôt des inscriptions des listes électorales pour le vote du mois de septembre, qui désignera les députés de la Knesset.

Shaked, qui a pris la tête de HaYamin HaHadash au début de la semaine, pousse actuellement l’Union des partis de droite à fusionner avec son parti pour une candidature conjointe à la Knesset dans le but d’éviter de diviser le bloc de droite, prenant le risque que l’un d’entre eux ne franchisse pas le seuil électoral.

Au cours du scrutin du mois d’avril, il a manqué à Hayamin HaHadash plusieurs milliers de votes pour permettre son entrée à la Knesset, malgré des sondages qui annonçaient que la formation pourrait gagner six sièges.

Ayelet Shaked, ancienne ministre de la Justice et dirigeante du parti HaYamin HaHadash, intervient lors d’une conférence de presse devant son domicile à Tel Aviv, le 25 juillet 2019. (Avshalom Shoshoni/Flash90)

Jeudi, Shaked a refusé l’offre faite d’une deuxième place sur une liste de droite unifiée pour sa formation, demandant plutôt au parti HaBayit HaYehudi et à d’autres formations de se joindre à elle.

« L’unité à droite est à l’ordre du jour. Etablir un bloc de droite est une affaire urgente, une sorte de grand parti républicain avec un large éventail d’opinions à la droite du Likud », a déclaré Ayelet Shaked à la presse devant son domicile de Tel Aviv.

Elle a ajouté qu’elle espérait également forger des alliances avec le parti d’extrême droite Otzma Yehudit et le parti libertaire Zehut.

Otzma Yehudit avait rejoint l’Union des partis de droite pour les élections du mois d’avril, mais a depuis déclaré avoir rompu son partenariat avec HaBayit HaYehudi en raison d’un différend sur l’occupation des cinq sièges gagnés par l’alliance.

Trois sondages publiés jeudi dans la soirée accordent entre neuf et onze sièges au parlement à HaYamin HaHadash contre quatre pour l’Union des partis de droite.

Shaked a exigé de diriger la liste, mais le ministre de l’Éducation, Rafi Peretz, de HaBayit HaYehudi, a jusqu’ici refusé de lui céder sa place.

Peretz subirait les pressions du mouvement sioniste religieux pour abandonner son poste de leader et laisser Shaked, qui est laïque, diriger une alliance, un arrangement auquel il s’oppose puisque tous les autres partis membres sont des mouvements sionistes religieux.

Peretz et Shaked auraient évoqué mardi une fusion et leurs deux partis ont publié des communiqués le lendemain insistant sur leur engagement à conclure un accord « même avant la fin de la journée » mais accusant l’autre partie de gâcher les chances d’une fusion en faisant « des demandes injustifiées ».

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