Il est peu probable que l’armée réclame la peine de mort pour le terroriste de Halamish
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Il est peu probable que l’armée réclame la peine de mort pour le terroriste de Halamish

Malgré le soutien du Premier ministre, l'armée affirme que sa politique est de suivre les précédents sur la mise en œuvre de la peine de mort

Des amis et des proches se recueillent sur la tombe de Yosef Salomon, 70 ans, sa fille Haya, 46 ans, et son fils Elad, 36 ans, après leurs funérailles qui ont réuni des milliers de personnes au cimetière de Modiin, le 23 juillet 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/ FLASH90)
Des amis et des proches se recueillent sur la tombe de Yosef Salomon, 70 ans, sa fille Haya, 46 ans, et son fils Elad, 36 ans, après leurs funérailles qui ont réuni des milliers de personnes au cimetière de Modiin, le 23 juillet 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/ FLASH90)

Il est peu probable que Tsahal cherche à obtenir la peine de mort pour le terroriste qui a brutalement tué trois Israéliens dans une attaque au couteau dans une implantation en Cisjordanie perpétré le mois dernier à leur domicile, malgré le soutien apparent à la condamnation à mort du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le 21 juillet, Omar al-Abed a pénétré dans la maison de la famille Salomon dans l’implantation de Halamish, armé d’un grand couteau et a poignardé à mort trois membres de la famille : Yosef Salomon, 70 ans, sa fille Chaya Salomon, 46 ans, et son fils Elad Salomon, 36 ans. L’épouse de Yosef, Tova, 68 ans, a été gravement blessée. L’attaque vicieuse a eu lieu alors que la famille était réunie pour célébrer la naissance d’un petit-fils.

Alors qu’il menait l’attaque, Al-Abed a été blessé par un soldat de l’armée israélienne en permission qui vivait à côté du domicile des Salomon. Le terroriste a ensuite été arrêté.

Bien qu’il y ait eu un large soutien politique, notamment de la part de Netanyahu, pour qu’il soit condamné à la peine de mort, le bureau du procureur général de l’armée (MAG), qui défendra l’affaire devant un tribunal de Tsahal, a déclaré que la peine de mort ne faisait pas partie de la politique israélienne même si elle n’a pas été abolie.

L'avocat militaire général, le général brigadier Sharon Afek s'exprime lors de la conférence sur le droit des conflits armés aux abords de Tel Aviv, le 25 avril 2017 (Crédit : Roy Alima/Flash90)
L’avocat militaire général, le général brigadier Sharon Afek s’exprime lors de la conférence sur le droit des conflits armés aux abords de Tel Aviv, le 25 avril 2017 (Crédit : Roy Alima/Flash90)

« Cette politique a été examinée au cours des années, principalement par le procureur général d’Israël, et reste inchangée », a déclaré le major Eli Labartov du bureau du MAG, selon un article publié vendredi par Yedioth Ahronoth.

Un responsable militaire a déclaré au Times of Israël que cette réponse du MAG concernait la position générale de l’armée et non pas le cas particulier d’al-Abed.

Lorsqu’il a été rendre visite à la famille endeuillée quelques jours après l’attaque terroriste, Netanyahu a déclaré qu’il était partisan de la peine de mort pour al-Abed.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse, Sara, ont été membres de la famille des trois membres de la famille Salomon qui ont été tués lors d'une attaque terroriste à Halamish le 22 juillet 2017. (Crédit : Amos Ben Gershom / GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse, Sara, ont été membres de la famille des trois membres de la famille Salomon qui ont été tués lors d’une attaque terroriste à Halamish le 22 juillet 2017. (Crédit : Amos Ben Gershom / GPO)

Netanyahu n’était pas le seul responsable politique à soutenir la peine de mort pour le terroriste. Il a été rejoint par le ministre de la Défense Avigdor Liberman. Sa campagne pour les élections de 2015 comprenait une partie du programme où il promettait d’instaurer la « peine de mort pour les terroristes ».

En Israël, la peine de mort ne s’applique que dans des circonstances exceptionnelles, et n’a été mise en oeuvre qu’une seule fois devant un tribunal civil contre le criminel nazi Adolf Eichmann, l’un des cerveaux de la Solution finale, en 1962.

(En 1948, une cour martiale avait ordonné l’exécution de l’officier Meir Tobianski qui a été condamné pour trahison, bien qu’il ait été blanchi à titre posthume.)

Yosef, Elad et Chaya Salomon (Crédit : autorisation)
Yosef, Elad et Chaya Salomon (Crédit : autorisation)

Un sondage publié mercredi a révélé que 70 % des Israéliens juifs ont déclaré qu’ils soutenaient la peine de mort pour les terroristes.

La question a été posée par l’Institut israélien de la démocratie (IDI) et l’université de Tel Aviv pour son sondage sur l’indice de la paix, mené par l’Institut Midgam. (Un porte-parole de l’IDI a déclaré que les Arabes n’ont pas été interrogés en raison des sensibilités entourant la question).

Interrogés sur le fait de savoir s’ils « soutiennent ou s’opposent à l’exécution des Palestiniens reconnus coupables d’assassinat des civils israéliens pour des raisons nationalistes », 25,8 % des sondés ont déclaré qu’ils soutenaient «modérément » la peine de mort et 44 % ont exprimé un « solide » appui. Seulement 24 % des personnes interrogées ont exprimé leur opposition.

Omar al-Abed, le terroriste qui a tué 3 Israéliens dans leur maison à Halamish, le 21 juillet 2017 (Crédit : Facebook)
Omar al-Abed, le terroriste qui a tué 3 Israéliens dans leur maison à Halamish, le 21 juillet 2017 (Crédit : Facebook)

Lorsqu’on leur a demandé s’ils soutiendraient la peine de mort en cas d’attaque contre un soldat israélien au lieu d’un civil, les personnes interrogées ont donné des réponses similaires, 66 % exprimant leur appui à la peine de mort contre 28 %.

L’enquête a été menée du 25 au 27 juillet par le Midgam Research Institute sur un échantillon de 500 Juifs et 100 Arabes-israéliens représentant la population adulte d’Israël. Il y a une marge d’erreur de 4,1 %, selon l’IDI.

La Knesset a plusieurs fois rejeté une loi qui appliquerait la peine de mort aux terroristes palestiniens, même sous les gouvernements de Netanyahu.

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