Importante explosion dans une zone militaire de Damas – TV d’Etat syrienne
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Importante explosion dans une zone militaire de Damas – TV d’Etat syrienne

La chaîne de télévision n'a pas donné de détails sur les causes de l'explosion survenue ce samedi soir ; selon les médias israéliens, elle a eu lieu dans un entrepôt de munitions

Photo d'illustration. De la fumée s'élève suite aux bombardements du gouvernement syrien sur la ville assiégée par les rebelles de Harasta, dans la région de la Ghouta orientale, à la périphérie de Damas, le 12 mars 2018 (Crédit : AFP PHOTO)
Photo d'illustration. De la fumée s'élève suite aux bombardements du gouvernement syrien sur la ville assiégée par les rebelles de Harasta, dans la région de la Ghouta orientale, à la périphérie de Damas, le 12 mars 2018 (Crédit : AFP PHOTO)

Une explosion a eu lieu dans une zone militaire de Damas, samedi en début de soirée, selon la télévision d’Etat syrienne qui n’a pas donné de détails sur l’incident.

« L’explosion qui a été entendue à Damas a résulté d’une explosion survenue dans une zone militaire de Mashrou Dummar », un quartier situé à l’ouest de la ville, a fait savoir l’agence de presse SANA.

Elle aurait eu lieu dans un entrepôt de munitions, dans un secteur de Damas où se trouvent des structures militaires, ont pour leur part rapporté les médias israéliens.

La cause de cette explosion est encore indéterminée.

Elle a fait sept blessés, « des combattants pro-gouvernement », selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme qui est basé à Londres.

Mercredi, avant l’aube, les médias d’Etat syriens avaient fait savoir qu’Israël avait lancé plusieurs missiles en direction d’une montagne, à proximité de la frontière du Golan. Selon des informations syriennes et libanaises, la cible des frappes était des infrastructures établies par le groupe terroriste du Hezbollah, soutenu par l’Iran, et ses alliés au cours des derniers mois.

Selon l’agence de presse officielle syrienne SANA, l’attaque avait pris pour cible des sites situés aux environs de Tel al-Harra, une zone de « grande importance stratégique », avait commenté le Hezbollah, en raison de la visibilité qu’elle offre sur les environs. Il n’y avait pas eu de blessés.

SANA avait également noté qu’Israël avait déjoué les radars de défense aérienne du secteur, évoquant « un acte de guerre électronique ».

Israël n’a pas officiellement commenté le raid présumé.

Au début du mois, deux roquettes avaient été lancées de Syrie vers le mont Hermon, en Israël, qui se trouve sur le plateau du Golan. Il n’y avait eu ni dégât matériel, ni blessé à déplorer.

Israël a mené des centaines de frappes en Syrie ces dernières années, prenant habituellement pour cible des bases liées à l’Iran.

Au début de la guerre civile syrienne, l’armée israélienne a mis en place un certain nombre de « lignes rouges » qui, si elles sont violées, entraînent systématiquement des frappes de représailles. Elles comprennent notamment des attaques – intentionnelles ou autres – contre l’Etat juif.

Elles incluent aussi les efforts iraniens visant à ancrer une présence militaire permanente en Syrie et les tentatives de transfert de munitions avancées au groupe terroriste du Hezbollah, basé au Liban.

Ces dernières années, Israël a reconnu avoir mené des centaines de frappes aériennes en Syrie suite à des violations de ces « lignes rouges ».

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