Inégalités infantiles : Israël détient le plus mauvais score des pays développés – Étude
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Inégalités infantiles : Israël détient le plus mauvais score des pays développés – Étude

Une étude de l’ONU révèle que l’État juif est mal classé sur les questions d’inégalités entre les enfants issus des milieux les plus défavorisés et la moyenne nationale en termes de pauvreté, d’instruction et de santé

Des enfants se rendant à l'école (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)
Des enfants se rendant à l'école (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Le rapport publié jeudi par les Nations Unies et qui a évalué 41 pays développés montre qu’Israël détient le record de l’inégalité socio-économique.

Selon une unité de recherche de l’Unicef (Fonds des Nations Unies pour l’enfance), le Danemark se situe à l’autre extrémité du classement.

L’étude – « Bilan Innocenti 13, l’équité pour les enfants : un classement des inégalités du bien-être chez les enfants dans les pays riches » – évalue, pour les pays de l’Union européenne et les 34 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), l’écart entre les enfants issus des revenus médians et ceux qui se situent en bas de l’échelle. Les indicateurs utilisés pour déterminer cet écart sont le revenu domestique, la réussite scolaire, la santé auto-déclarée et la satisfaction dans la vie.

« Comprendre les différences d’écarts entre les enfants les plus défavorisés et ceux aux revenus médians dans différents pays peut fournir des pistes sur les conditions ou les interventions à mettre en œuvre pour réduire ces écarts », a déclaré la directrice du bureau de recherche Sarah Cook.

« Ce bilan rappelle clairement que le bien-être des enfants dans tous les pays n’est pas une conséquence inévitable de circonstances individuelles ou du niveau de développement économique, mais qu’il est façonné par des choix politiques », a-t-elle ajouté.

Le rapport fournit cinq tableaux qui éclairent la manière dont les pays développés délaissent leurs enfants les plus défavorisés, par rapport à ceux issus des revenus médians.

Israël, qui occupe la 37e position sur 41 et où 27,5 % des enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté, est l’un des pires en la matière.

L’Etat juif ne se situe également qu’au-dessus du Mexique et de la Turquie sur le déclassement des élèves en difficulté derrière l’enfant « médian » en lecture, en mathématiques et en sciences à l’âge de 15 ans.

À l’exception de la Turquie, Israël compte aussi une proportion plus élevée d’enfants (environ 30 %) qui se plaignent de leur santé au moins une fois par jour.

Le seul point positif pour Israël, où les légumes sont des aliments de base, est que le statut socio-économique a un effet limité sur la qualité de l’alimentation.

« Alors que nous comprenons de mieux en mieux l’impact à long terme de l’inégalité, il devient de plus en plus clair que les gouvernements doivent accorder la priorité à l’amélioration du bien-être de tous les enfants, et leur donner la possibilité de réaliser leur potentiel », a déclaré Sarah Cook.

Seuls l’Espagne et les États-Unis ont progressé sur les quatre indicateurs depuis 2002.

L’analyse de l’égalité des revenus est fondée sur les données de l’Union européenne ou, comme dans le cas d’Israël, d’enquêtes nationales sur les revenus des ménages. Les profils éducatifs sont issus de l’OCDE, tandis que les chiffres sur la santé et la satisfaction dans la vie sont extraits de la recherche effectuée par HBSC – enquête sur les comportements liés à la santé des enfants en âge scolaire – en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé.

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