Institut français de Jérusalem : Paris convoque le chargé d’affaires israélien
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Institut français de Jérusalem : Paris convoque le chargé d’affaires israélien

La police israélienne a fait intrusion la veille dans l'institut et ordonné l'évacuation des personnes préparant un événement "sponsorisé ou financé par l'Autorité palestinienne"

L'Institut français de Jérusalem. (Crédit : Facebook)
L'Institut français de Jérusalem. (Crédit : Facebook)

La France a convoqué vendredi le chargé d’affaires israélien à Paris après l’intrusion « grave et inadmissible » des forces de sécurité israéliennes à l’Institut français de Jérusalem afin d’y annuler un événement, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères.

« De tels agissements représentent une atteinte grave et inadmissible au fonctionnement de notre réseau culturel à Jérusalem. Le chargé d’affaires israélien à Paris a été convoqué au Quai d’Orsay sur ce sujet ce jour afin de procéder aux mises au point nécessaires », a indiqué le ministère dans un communiqué.

« La France entend maintenir et développer les relations denses et anciennes qu’elle entretient avec la société civile palestinienne », précise le texte, en référence à l’événement que les forces israéliennes ont fait annuler : une manifestation culturelle avec des Palestiniennes.

L’événement que devait héberger l’antenne de l’Institut français de Jérusalem-Est était organisé avec une association de femmes de Jérusalem, qu’Israël accuse d’être « sponsorisée ou financée par l’Autorité palestinienne » et « sans autorisation ».

Des forces de police israéliennes ont fait intrusion jeudi matin dans l’institut de Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville, et ont ordonné l’évacuation des personnes préparant l’événement, avait expliqué jeudi une source au sein du consulat général de France.

Toutes les activités de l’Autorité palestinienne à Jérusalem sont considérées comme illégales par Israël.

Selon l’association qui devait participer à l’évènement, sa directrice et une bénévole ont été arrêtées par les forces de l’ordre puis libérées peu après.

« Il s’agissait d’un événement en lien avec la fête des mères », célébrée chaque année le 21 mars dans une partie du monde arabe, pour vendre des objets d’artisanat confectionnés par des femmes de Jérusalem, a expliqué à l’AFP l’une des femmes qui devaient participer à l’évènement, refusant de donner son nom.

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