Interrogé sur l’antisémitisme, Trump jure qu’on va voir « beaucoup d’amour »
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Interrogé sur l’antisémitisme, Trump jure qu’on va voir « beaucoup d’amour »

Dans les 10 jours qui ont suivi la victoire du 45e président, une ONG a dénombré 867 incidents racistes aux Etats-Unis, dont 100 à caractère antisémite

Le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube/White House)
Le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube/White House)

Donald Trump, interrogé lors d’une conférence de presse commune avec Benjamin Netanyahu sur la recrudescence des actes antisémites aux Etats-Unis ces derniers mois, a promis dans une réponse elliptique qu’on verrait « beaucoup d’amour » aux Etats-Unis ces prochaines années.

« Nous allons arrêter la criminalité dans ce pays. Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre fin à un racisme qui couve depuis longtemps », a dit M. Trump, évoquant aussi un pays « très divisé ».

« J’espère être en mesure de faire quelque chose à propos de cela », a-t-il ajouté dans une déclaration assez décousue.

« Quant aux personnes juives… tellement d’amis, une fille qui est ici (Ivanka Trump), un gendre (Jared Kushner), et trois beaux petits-enfants. Je pense que vous allez voir des Etats-Unis très différents durant les trois, quatre, ou huit prochaines années ».

Jared Kushner, proche conseiller du président américain, est de religion juive et Ivanka Trump s’est convertie au judaïsme avant de l’épouser en 2009.

« Je pense que beaucoup de bonnes choses se produisent. Vous allez voir beaucoup d’amour. Vous allez voir beaucoup d’amour », a-t-il encore promis aux côtés du Premier ministre israélien lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche.

Ivanka Trump, Jared Kushner et leurs trois enfants allument les bougies de Hanoukka pendant leurs vacances à Hawaï, en décembre 2016. (Crédit : Twitter/Ivanka Trump)
Ivanka Trump, Jared Kushner et leurs trois enfants allument les bougies de Hanoukka pendant leurs vacances à Hawaï, en décembre 2016. (Crédit : Twitter/Ivanka Trump)

Dans les 10 jours qui ont suivi la victoire de M. Trump le 8 novembre, une organisation américaine des droits de l’Homme, le Southern Poverty Law Center, a dénombré 867 incidents racistes aux Etats-Unis, dont 100 à caractère antisémite.

Des journalistes juifs, dont Julia Ioffe, ont aussi été la cible d’attaques antisémites sur les réseaux sociaux.

Zehava Gal-on, chef du Meretz, a félicité le journaliste Moav Vardi, de la Dixième chaîne, qui a interrogé Trump sur l’antisémitisme.

« Vardi a été le seul journaliste qui a pris la peine de parler d’antisémitisme durant la conférence de presse. De son côté, Netanyahu a donné un certificat de casheroute à l’antisémitisme du gouvernement », a-t-elle dit.

Vardi était l’un des deux journalistes israéliens à avoir pu poser des questions.

A l’occasion de la journée mondiale à la mémoire des victimes de l’Holocauste, Donald Trump avait également été montré du doigt pour un communiqué dans lequel il prônait « la tolérance partout dans le monde », mais sans évoquer une seule fois spécifiquement les Juifs, premières victimes de l’Holocauste.

La Coalition juive républicaine (RJC) a salué la conférence de presse menée par Trump et Netanyahu, et l’a décrite comme « un signe qu’une nouvelle ère [qui] est arrivée pour les relations entre les États-Unis et Israël ».

« Qu’il s’agisse d’empêcher un accord sur le nucléaire iranien, ou de la responsabilité des Palestiniens à revenir à la table des négociations afin d’arriver à un accord de paix, nous n’atteindrons nos objectifs que si nous sommes unis durant le processus. Heureusement, Il est clair que désormais, plus rien se tiendra entre les États-Unis et notre plus proche allié au Moyen-Orient’, a affirmé le RJC dans un communiqué.

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