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Iran : appel d’experts de l’ONU contre la condamnation à mort d’un universitaire

Le Dr Ahmadreza Djalali est accusé d'espionnage au profit d'Israël ; L'UE dit suivre d'"extrêmement près" la situation

Ahmadreza Djalali, à gauche, avec sa famille. (Crédit :, Capture d'écran YouTube/Amnesty International)
Ahmadreza Djalali, à gauche, avec sa famille. (Crédit :, Capture d'écran YouTube/Amnesty International)

Quatre experts de l’ONU en droits de l’homme ont appelé vendredi l’Iran à annuler la condamnation à mort d’un universitaire iranien, le Dr Ahmadreza Djalali, pour espionnage au profit d’Israël, alors que la justice a rejeté sa demande de recours.

« Nous demandons urgemment à l’Iran de lever la peine de mort prononcée à l’encontre de M. Djalali, l’Etat n’ayant apparemment pas respecté ses obligations internationales de lui donner un procès équitable et le droit de faire appel », ont écrit dans un communiqué quatre rapporteurs de l’ONU, dont le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, et la rapporteure spéciale sur les exécutions sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard.

« Nous exhortons les autorités à annuler la condamnation à mort (…) et à le libérer », continue le communiqué.

M. Djalali, un spécialiste de la médecine d’urgence résidant en Suède, a été reconnu coupable d’intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien, et d’avoir transmis des renseignements sur deux responsables du programme nucléaire iranien, contribuant ainsi à leur assassinat entre 2010 et 2012.

Sa condamnation a suscité l’émotion en Belgique, notamment au sein de l’Université flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel) où il a été professeur invité.

L’Union européenne suit d' »extrêmement près » la situation de l’universitaire. Et en novembre 2017, le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a statué en faveur de M. Djalali, jugeant sa détention contraire aux principes du droit international.

Arrêté en avril 2016, il a ensuite été détenu sans pouvoir consulter un avocat pendant sept mois, dont trois passés à l’isolement, selon Amnesty International.

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