Iran : Arrestation de 100 musulmans convertis au christianisme
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Iran : Arrestation de 100 musulmans convertis au christianisme

Tandis que le régime islamique autorise la pratique religieuse de sa minorité chrétienne, l'abandon de l'islam est un crime passible de sanctions

Illustration : Des chrétiens iraniens à la messe de noël dans une église de Téhéran, en Iran, le 25 décembre 2017 (Crédit :  AP Photo/Vahid Salemi)
Illustration : Des chrétiens iraniens à la messe de noël dans une église de Téhéran, en Iran, le 25 décembre 2017 (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)

Les autorités iraniennes auraient arrêté plus de 100 chrétiens au cours des derniers jours alors qu’elles cherchent à réprimer les conversions et ce qui, selon elles, s’apparente à un prosélytisme évangélique.

Citant Open Doors UK, un observatoire à but non-lucratif qui surveille les persécutions des chrétiens dans le monde, le Telegraph a fait savoir lundi que l’intérêt public croissant porté à cette religion minoritaire qui rassemble seulement moins de 1 % de la population – soit environ 350 000 personnes – inquiète le régime islamique, ce qui a entraîné des mesures de répression au sein des églises et parmi les fidèles.

Tandis que la République islamique autorise la pratique religieuse de sa minorité chrétienne, l’abandon de l’islam est un crime passible de sanctions.

« Cette nette hausse des arrestations est hautement inquiétante », a commenté auprès du journal Zoé Smith, directrice de campagne à Open Doors. « Elle suit une tendance préétablie par le gouvernement iranien : Les autorités restreignent davantage les églises en constatant que le nombre de convertis augmente ».

« Les restrictions sont pires pour les églises qui semblent être fréquentées par des chrétiens qui se sont convertis en quittant l’islam. Mais il n’y a pas seulement cela : Le gouvernement réclame des montants de caution déraisonnables, nettement plus élevés, et des peines de prisons plus longues pour les chrétiens ».

Elle a ajouté que les responsables d’église « subissent des pressions pour quitter le pays sous peine d’être arrêtés ».

Des groupes de défense des droits de l’Homme, et notamment Human Rights Watch et Amnesty International, ont critiqué l’Iran pour son mauvais traitement des convertis chrétiens, ainsi que des autres groupes religieux et ethniques minoritaires.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fustigé la République islamique à plusieurs occasions pour son traitement des chrétiens. Au mois de juillet, il avait affirmé que l’Iran torturait et emprisonnait les chrétiens dans le cadre d’une campagne de persécution « brutale ». A Noël dernier, il s’était moqué du ministre des Affaires étrangères iranien qui avait posté ses voeux sur Twitter.

« Dire ‘Joyeux noël » tout en emprisonnant des chrétiens dans votre pays est le sommet de l’hypocrisie », avait affirmé Netanyahu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors d’une conférence de presse au ministère de la Défense à Tel-Aviv, le 18 novembre 2018. (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

Raphael Ahren a contribué à cet article.

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