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Iran : Biden promet plus de sanctions après la répression de manifestations

Le président se dit "gravement préoccupé par les informations sur la répression toujours plus violente contre des manifestants en Iran, y compris des étudiants et des femmes"

Le président Joe Biden devant la foule réunie à un rassemblement accueilli par le Democratic National Committee au lycée Richard Montgomery High School, de Rockville, dans le Maryland, le 25 août 2022. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)
Le président Joe Biden devant la foule réunie à un rassemblement accueilli par le Democratic National Committee au lycée Richard Montgomery High School, de Rockville, dans le Maryland, le 25 août 2022. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)

Joe Biden a fait savoir lundi dans un communiqué que « cette semaine, les États-Unis infligeront de nouvelles sanctions aux auteurs de violences contre des manifestants pacifiques » en Iran.

Le président américain se dit « gravement préoccupé par les informations sur la répression toujours plus violente contre des manifestants en Iran, y compris des étudiants et des femmes » et promet : « Les États-Unis sont aux côtés des femmes iraniennes et de tous les citoyens iraniens dont le courage est une inspiration pour le monde. »

Les États-Unis sont « alarmés et révoltés » par la répression exercée par les autorités iraniennes contre des manifestations étudiantes, avait auparavant dit la porte-parole de la Maison-Blanche Karine Jean-Pierre.

De violents affrontements ont éclaté entre étudiants et forces de sécurité dans une grande université de Téhéran, plus de deux semaines après le début des manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini, ont indiqué lundi des médias d’État et des ONG.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a accusé lundi les ennemis jurés que sont les États-Unis et Israël d’avoir fomenté ce mouvement de contestation antigouvernemental.

« La manière dont le gouvernement iranien traite les femmes et cette violente répression de manifestations pacifiques (…) sont justement le genre de comportements qui poussent les jeunes Iraniens talentueux à quitter leur pays par milliers en quête de dignité et de perspectives », a encore dit la porte-parole de Joe Biden.

Des femmes fuient la police anti-émeute pendant une manifestation contre la mort d’une jeune femme placée en détention pour avoir contrevenu au code vestimentaire strict du pays, dans le centre de Téhéran, en Iran, le 19 septembre 2022. (Crédit : AP Photo)

Karine Jean-Pierre a toutefois estimé que les États-Unis pouvaient d’une part condamner cette répression, et de l’autre poursuivre les négociations pour tenter de ressusciter l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien.

Cet accord est « la meilleure manière selon nous d’aborder le problème nucléaire », a-t-elle assuré. « Tant que nous estimerons que poursuivre (ces) discussions est dans l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis, nous le ferons. »

« Au plus fort de la Guerre froide, quand le président Reagan appelait l’Union soviétique ‘l’empire du mal’, il menait également des négociations de contrôle des armements » avec les Russes, a-t-elle justifié.

Washington avait déjà annoncé le 22 septembre une salve de sanctions visant la police des mœurs iranienne et plusieurs responsables de la sécurité.

Mahsa Amini, 22 ans, décédée après avoir été arrêtée par la police des mœurs iranienne. (Crédit : Twitter. Images utilisées conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Mahsa Amini, 22 ans, avait été arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour « port de vêtements inappropriés » par la police des mœurs chargée de faire respecter le code vestimentaire strict en République islamique. Les femmes doivent se couvrir les cheveux et n’ont pas le droit de porter des manteaux courts ou serrés ou des jeans troués.

Elle est décédée le 16 septembre à l’hôpital.

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