Iran : des slogans appelant à la « mort d’Israël » lors de la journée Al-qods
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Iran : des slogans appelant à la « mort d’Israël » lors de la journée Al-qods

Des drapeaux israéliens ont été brûlés ; Le président de l'Assemblée iranien s'est adressé à une foule d'Iraniens à Téhéran, qualifiant Israël de "mère du terrorisme"

Un rassemblement anti-israélien à Téhéran le 23 juin 2017, avec des manifestants tenant des drapeaux du Hezbollah et une marionnette du roi saoudien Salman ressemblant à un stéréotype juif (Crédit : Capture d'écran YouTube / Russia Today)
Un rassemblement anti-israélien à Téhéran le 23 juin 2017, avec des manifestants tenant des drapeaux du Hezbollah et une marionnette du roi saoudien Salman ressemblant à un stéréotype juif (Crédit : Capture d'écran YouTube / Russia Today)

Des slogans hostiles à la famille régnante saoudienne et au groupe jihadiste Etat islamique (EI), ainsi que les traditionnels « mort à Israël » ont été entendus vendredi lors des manifestations organisées à travers l’Iran pour la « Journée de Jérusalem ».

« La Journée d’Al-Qods » (Jérusalem en arabe) est célébrée tous les ans en Iran depuis la révolution islamique de 1979 pour soutenir la cause palestinienne.

Elle est également suivie par les alliés de Téhéran au Moyen-Orient.

Cette journée intervient dans un contexte de guerre d’influence entre les deux poids lourds de la région, l’Iran chiite et le royaume saoudien sunnite, qui ont rompu leurs relations diplomatiques en janvier 2016.

« Mort à la maison des Saoud (famille régnante à Ryad) et à Daech (acronyme en arabe de l’EI) », « mort à Israël » ou « mort aux Etats-Unis », pouvait-on entendre lors des manifestations.

L’Iran est engagé dans la lutte contre le groupe ultraradical EI en Irak et en Syrie, à travers des milices qu’il a entraînées et conseillées.

Les Gardiens de la révolution iraniens, l’armée d’élite du régime, ont tiré dimanche six missiles contre des bases de l’EI à Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie.

Ils ont affirmé avoir agi en représailles à deux attentats meurtriers perpétrés le 7 juin contre le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran, qui avaient fait dix-sept morts. Il s’agissait des premières attaques revendiquées par l’EI en Iran.

Vendredi, les Gardiens de la révolution ont exposé sur la place Vali-Asr à Téhéran un missile longue portée Qadr et deux missiles de moyenne portée Zolfaghar.

Le programme balistique de l’Iran inquiète Washington qui a imposé des sanctions à Téhéran à ce sujet.

Certains manifestants ont brûlé vendredi des drapeaux israéliens et américains, quand d’autres portaient un cercueil recouvert de la photo du président américain Donald Trump.

Le président du Parlement iranien, Ali Larijani (Crédit : capture d'écran Youtube/NDTV)
Le président du Parlement iranien, Ali Larijani (Crédit : capture d’écran Youtube/NDTV)

Le président de l’Assemblée Ali Larijani s’est adressé à une foule d’Iraniens à Téhéran, qualifiant Israël de « mère du terrorisme ».

Le président Hassan Rohani récemment réélu a rejoint le cortège de manifestants dans la capitale et critiqué les nouvelles sanctions américaines prévues par une loi votée la semaine dernière au Sénat.

« La nation iranienne veut dire à l’Amérique que le gouvernement leur répondra avec détermination et ils (les Iraniens) poursuivront le chemin qu’ils ont choisi », a-t-il déclaré à la télévision d’Etat.

Le Sénat américain a voté à une écrasante majorité une loi pour adopter de nouvelles sanctions contre l’Iran, notamment en raison de son « soutien à des actes terroristes internationaux » et de son programme de missiles balistiques.

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