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Iran: l’Allemagne et les Etats-Unis inquiets pour l’adolescente dans le coma

Cette affaire a entraîné de nombreux échanges sur les réseaux sociaux, une vidéo a circulé montrerait la jeune fille, apparemment non voilée, être poussée par des policiers

Image d'une vidéo montrant Armita Garawand, 16 ans, traînée hors du métro de Téhéran alors qu'elle est inconsciente à Téhéran, en Iran, le 3 octobre 2023. (Capture d'écran : X. Used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
Image d'une vidéo montrant Armita Garawand, 16 ans, traînée hors du métro de Téhéran alors qu'elle est inconsciente à Téhéran, en Iran, le 3 octobre 2023. (Capture d'écran : X. Used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

L’Allemagne et les Etats-Unis ont exprimé leur inquiétude concernant une adolescente iranienne qui aurait été victime d’une altercation avec les forces de sécurité dans le métro de Téhéran et se trouve depuis dans le coma.

Selon l’ONG de défense des droits des Kurdes d’Iran Hengaw, dont le siège est en Norvège, l’adolescente de 16 ans, Armita Garawand, a été grièvement blessée lors d’une altercation dans le métro avec des femmes membres de la police des mœurs.

Lundi, l’agence de presse officielle iranienne Irna a affirmé qu’une étudiante de 16 ans s’était évanouie dimanche après une « chute de tension » dans le métro. Le directeur général du métro de Téhéran, Masood Dorosti, a nié toute « altercation verbale ou physique » entre l’adolescente « et des passagers ou des cadres du métro ».

« En Iran, une jeune femme se bat à nouveau pour sa vie. Juste parce qu’on pouvait voir ses cheveux dans le métro. C’est intolérable », a écrit la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock, sur X, anciennement Twitter.

De son côté, l’envoyé spécial américain pour l’Iran Abram Paley a affirmé sur X que Washington était « choqué et inquiet en raison des informations selon lesquelles la soi-disant police des moeurs iranienne aurait agressé » l’étudiante.

« Nous suivons l’évolution de son état de santé. Nous continuons à soutenir le courageux peuple iranien et à travailler avec le monde entier pour que le régime soit tenu responsable de ses abus », a ajouté M. Paley.

Cette affaire a fait l’objet de nombreux échanges sur les réseaux sociaux, une vidéo a circulé montrant, selon certains, la jeune fille, apparemment non voilée, être poussée par des agents de police. Un corps inanimé est ensuite emmené.

« Pression considérable »

L’ONG Iran Human Rights (IHR), dont le siège est également en Norvège, a demandé « une enquête internationale indépendante » accusant Téhéran d’avoir « une longue histoire de distorsion des faits et de dissimulation des preuves de ses crimes ».

« La république islamique continue de harceler et de réprimer les femmes sous prétexte de lutter contre les violations du hijab obligatoire », a déclaré son directeur Mahmood Amiry-Moghaddam.

Selon Hengaw, l’adolescente, originaire de la ville de Kermanshah, dans l’ouest de l’Iran majoritairement kurde, mais qui réside à Téhéran, est soignée à l’hôpital Fajr de Téhéran, au sein d’une unité placée sous haute sécurité.

Elle a publié une photo de Armita Garawand sur son lit d’hôpital, reliée à une sonde gastrique, la tête et le cou couverts de bandages.

Maryam Lotfi, journaliste du quotidien Shargh, a cherché au lendemain de l’incident à se rendre à l’hôpital et a été brièvement détenue, selon Hengaw.

Ses parents ont accordé une interview aux médias d’Etat iraniens à l’hôpital « sous une pression considérable » et « en présence d’officiers de sécurité de haut rang », a affirmé Hengaw.

Mme Baerbock a estimé que la famille ne devrait pas avoir à « se trouver devant des caméras, mais avoir le droit d’être au chevet de leur fille ».

Les autorités iraniennes restent en alerte, un peu plus d’un an après le décès en détention de Mahsa Amini, une jeune Kurde iranienne arrêtée par des policiers pour avoir prétendument enfreint les règles vestimentaires strictes imposées aux femmes en Iran, dont le port du voile obligatoire en public.

Sa mort a déclenché des protestations qui ont duré plusieurs mois avant de perdre leur élan face à une répression qui a coûté la vie à plus de 550 manifestants, selon le groupe Iran Human Rights (IHR). La famille de Mahsa Amini affirme qu’elle est décédée des suites d’un coup à la tête, ce que les autorités démentent.

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