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Iran: le chef des renseignements des Gardiens remplacé

Le général Mohammad Kazemi remplace Hossein Taeb, en poste depuis 12 ans

Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (IRGC) défilent lors du défilé militaire annuel marquant l'anniversaire du déclenchement de la guerre dévastatrice de 1980-1988 avec l'Irak de Saddam Hussein, dans la capitale Téhéran, le 22 septembre 2018. (Crédit : Stringer/AFP)
Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (IRGC) défilent lors du défilé militaire annuel marquant l'anniversaire du déclenchement de la guerre dévastatrice de 1980-1988 avec l'Irak de Saddam Hussein, dans la capitale Téhéran, le 22 septembre 2018. (Crédit : Stringer/AFP)

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique iranienne, ont annoncé jeudi avoir remplacé leur chef des services de renseignements Hossein Taeb, en poste depuis 12 ans.

« Le chef des Gardiens, le général Hossein Salami a nommé le général Mohammad Kazemi à la tête des services de renseignements », a indiqué leur porte-parole Ramezan Sharif dans un communiqué.

Le général Salami a nommé Hossein Taeb, qui est un religieux, comme son propre conseiller, selon le communiqué.

Le remplacement du chef des renseignements des Gardiens, un corps désigné comme groupe terroriste par les Etats-Unis, intervient alors qu’un certain nombre de membres de la branche idéologique de l’armée iranienne ont été tués ces dernières semaines.

Sur cette photo obtenue par l’AFP de l’agence de presse iranienne Tasnim, Hossein Taeb, religieux chiite iranien et chef de l’appareil de renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), regarde lors d’une réunion à Téhéran, capitale de l’Iran, le 24 juin 2018. (Crédit : Hamed MALEKPOUR / TASNIM NEWS / AFP)

Le 13 juin, Ali Kamani, membre de la division aérospatiale des Gardiens, est mort lors d’une mission à Khomein, dans la province centrale de Markazi, ont indiqué les Gardiens dans un communiqué sans donner de détails.

Plus tôt en juin, le colonel Ali Esmailzadeh, commandant de l’unité des opérations extérieures des Gardiens, la Force Qods, est mort « dans un accident à son domicile », selon l’agence de presse officielle Irna.

L’Iran et Israël se livrent une guerre de l’ombre depuis des années, mais les tensions se sont accrues à la suite d’une série d’incidents très médiatisés que Téhéran a imputés à Israël.

Le 22 mai, le colonel des Gardiens Sayyad Khodaï, 50 ans, a été tué devant son domicile dans l’est de la capitale iranienne par des assaillants à moto qui lui ont tiré dessus à cinq reprises.

Des personnes passent devant une bannière représentant le colonel Hassan Sayyad Khodaei des Gardiens de la révolution iraniens, avant la cérémonie de ses funérailles, à Téhéran, en Iran, le 24 mai 2022. (Crédit : Vahid Salemi/AP)

La télévision d’Etat iranienne a déclaré que Khodai était membre de la Force Qods et qu’il était « connu » en Syrie, où l’Iran a déployé des « conseillers militaires ».

Les Gardiens ont décrit Khodai comme un « défenseur du sanctuaire », un terme utilisé pour ceux qui travaillent pour le compte de Téhéran en Syrie ou en Irak.

Les Gardiens ont accusé les « sionistes » d’être derrière l’assassinat et ont juré de se venger.

Au même moment, les médias locaux turcs ont rapporté jeudi que huit personnes qui auraient travaillé pour une cellule de renseignement iranienne prévoyant de tuer des touristes israéliens à Istanbul ont été arrêtées.

La semaine dernière, Israël a exhorté ses citoyens à quitter la Turquie immédiatement en raison de menaces de la part d’agents iraniens.

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