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Iran: les traces d’uranium enrichi proviennent de l’étranger, prétend un responsable

L'AIEA dénonce "l'absence de réponses techniquement crédibles" de Téhéran sur la présence suspecte d'uranium enrichi sur trois sites depuis plusieurs mois

Un inspecteur de l'Agence internationale de l'énergie atomique installe du matériel de surveillance dans l'installation de conversion de l'uranium de l'Iran, juste à l'extérieur de la ville d'Isfahan, en Iran, le 8 août 2005. (Crédit : AP Photo/Mehdi Ghasemi, ISNA, Archive)
Un inspecteur de l'Agence internationale de l'énergie atomique installe du matériel de surveillance dans l'installation de conversion de l'uranium de l'Iran, juste à l'extérieur de la ville d'Isfahan, en Iran, le 8 août 2005. (Crédit : AP Photo/Mehdi Ghasemi, ISNA, Archive)

Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a affirmé que les traces d’uranium enrichi découvertes en Iran et qui sont au centre d’une enquête du gendarme nucléaire de l’ONU émanaient de déchets en provenance de l’étranger.

Depuis de longs mois, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dénonce « l’absence de réponses techniquement crédibles » de Téhéran sur la présence suspecte d’uranium enrichi sur trois sites, et qui est à l’origine du vote de deux résolutions contre l’Iran.

Les sites iraniens « qui, selon des services (secrets) étrangers, auraient accueilli des activités nucléaires » sont « une zone d’élevage de bétail, une mine abandonnée et une décharge », a déclaré Mohammad Eslami dans un entretien publié jeudi par le journal Hamshahri.

Mohammad Eslami, nouveau directeur de l’agence nucléaire iranienne (AEOI), s’exprimant sur la scène de la conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne, en Autriche, le 20 septembre 2021. (Crédit : Lisa Leutner/AP/Dossier)

Il a cité pris comme exemple la décharge où les inspecteurs de l’AIEA ont prélevé, selon lui, « des échantillons provenant de déchets entrés en Iran de différents pays ».

« Cela ne signifie pas que le lieu de la découverte était un site (…) d’une activité nucléaire non déclarée », a-t-il expliqué.

« Dans de nombreux cas, nous avons constaté que les déchets importés d’Irak (…) étaient contaminés », a-t-il poursuivi.

« Il ne s’agissait pas de substances nucléaires fabriquées par nous, a-t-il insisté.

« Nous avons apporté des réponses documentées et argumentées à la demande » de l’AIEA, a encore dit M. Eslami.

L’Iran et les grandes puissances ont lancé en avril 2021 à Vienne des pourparlers visant à ressusciter un accord international conclu en 2015 qui garantit le caractère civil du programme nucléaire de l’Iran, accusé malgré ses démentis de chercher à se doter de l’arme atomique.

Ces négociations sont au point mort, notamment en raison de la question de ces trois sites, pour lesquels l’AIEA cherche à obtenir des explications sur la présence de traces d’uranium enrichi.

Téhéran avait indiqué auparavant avoir « pleinement » coopéré avec l’AIEA dans son enquête.

Le 17 novembre, le Conseil des gouverneurs de l’instance onusienne avait déploré le manque de coopération de l’Iran, soulignant que de ce fait, l’AIEA ne pouvait garantir l’authenticité et l’intégrité du programme nucléaire de la République islamique.

Une visite d’une délégation de l’AIEA était prévue à Téhéran en novembre, mais elle n’a finalement pas eu lieu.

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