Iran : libération sous caution d’un anthropologue irano-britannique
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Iran : libération sous caution d’un anthropologue irano-britannique

L'anthropologue irano-britannique Kamil Ahmadi, détenu depuis plusieurs mois en Iran, a été libéré

Illustration : La prison d'Evin en Iran. (Crédit : CC BY-SA 2.0 Ehsan Iran/Wikipedia)
Illustration : La prison d'Evin en Iran. (Crédit : CC BY-SA 2.0 Ehsan Iran/Wikipedia)

L’anthropologue irano-britannique Kamil Ahmadi, détenu depuis plusieurs mois en Iran a été libéré, selon l’agence officielle iranienne Irna.

Il « a été libéré dimanche soir contre une caution de 500 millions [de tomans, soit environ 38 000 euros] après trois mois de détention préventive », a rapporté Irna mercredi soir en citant sa femme, Chafaq Rahmani.

L’Autorité judiciaire iranienne avait confirmé début octobre l’arrestation de M. Ahmadi, indiquant qu’il faisait l’objet d’une « enquête préliminaire » sur des soupçons de « liens avec des pays étrangers et des instituts affiliés à des services [de renseignement] étrangers ».

Dans un article publié en août par le site The Conversation France, l’anthropologue français Christian Bromberger, spécialiste de l’Iran, avait indiqué que M. Ahmadi avait été « récemment arrêté ».

Auteur d’un livre publié en anglais et intitulé Au nom de la tradition : mutilations génitales féminines en Iran, M. Ahmadi a travaillé sur des sujets comme le mariage temporaire (« sigheh »), spécifique à l’islam chiite, ou encore le mariage précoce des jeunes filles en Iran.

L’Iran détient depuis juin une anthropologue franco-iranienne, Fariba Adelkhah, spécialiste du chiisme et directrice de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po à Paris.

Son collègue français Roland Marchal, spécialiste de la Corne de l’Afrique et chercheur au même institut, est lui aussi emprisonné depuis son arrestation en juin en Iran, où il devait retrouver Mme Adelkhah.

Tous deux seraient détenus pour des soupçons d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

Jugeant une telle accusation « grotesque », des confrères des deux chercheurs ont appelé en octobre la France à suspendre toute coopération scientifique et universitaire avec l’Iran en signe de protestation.

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