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Londres, Washington et Bruxelles renforcent leurs sanctions contre l’Iran, qui réplique

Au total, plus de 70 personnalités et entités, sont interdites d'entrée au Royaume-Uni et ciblées par des gels d'actifs, a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères

Des membres du Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) lors du défilé militaire annuel marquant l'anniversaire du déclenchement de la guerre dévastatrice de 1980-1988 avec l'Irak de Saddam Hussein, à Téhéran, le 22 septembre 2018. (Crédit : Stringer/AFP)
Des membres du Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) lors du défilé militaire annuel marquant l'anniversaire du déclenchement de la guerre dévastatrice de 1980-1988 avec l'Irak de Saddam Hussein, à Téhéran, le 22 septembre 2018. (Crédit : Stringer/AFP)

Le Royaume-Uni, l’Union européenne et les Etats-Unis ont renforcé de manière coordonnée lundi leurs sanctions contre les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, pour des violations des droits humains.

En représailles, l’Iran a annoncé ses propres mesures punitives contre des personnes et entités de l’UE et du Royaume-Uni, tout en dénonçant « l’imposition et l’aggravation de sanctions cruelles » contre la République islamique.

La liste publiée par la diplomatie iranienne comprend 12 individus et entités européens ainsi que neuf ressortissants et entreprises britanniques, et inclut des mesures financières et l’interdiction d’entrée dans le pays.

Se trouvent notamment sur la liste le directeur de l’entreprise d’armement allemande Krauss-Maffei Wegmann, Frank Haun, les eurodéputés Ilana Cicurel et Antonio Lopez-Isturiz White, l’avocate française Dominique Attias, l’officier de la Marine britannique l’amiral Ben Key, et l’ancien chef de la diplomatie néerlandaise Uri Rosenthal.

Au total, Londres a ajouté à sa liste de sanctions liées à l’Iran plus de 70 personnalités et entités, interdites de se rendre au Royaume-Uni et ciblées par des gels d’actifs, a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères.

Cela inclut nommément quatre généraux des Gardiens de la Révolution, organisation sanctionnée « dans son intégralité », a souligné le ministère.

Coordonnée avec les Etats-Unis et l’Union européenne, cette annonce porte la liste britannique à 300 personnalités et entités.

L’UE a ajouté de son côté à sa liste, publiée dans son Journal officiel, huit personnalités, dont un commandant des Gardiens de la Révolution, ainsi que l’opérateur téléphonique Ariantel, accusé d’avoir coopéré à la répression menée par les autorités.

C’est la septième salve de sanctions contre l’Iran de la part des 27 depuis la mort le 16 septembre dernier de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, décédée après son arrestation par la police des moeurs pour infraction au code vestimentaire.

Côté américain, ce sont au total huit responsables de la police et des Gardiens de la Révolution ainsi que le Secrétariat du Conseil suprême du cyberespace, qui surveille et restreint l’accès à internet, qui sont concernés, ainsi que le Secrétariat en tant qu’entité.

Par ailleurs, onze responsables gouvernementaux iraniens, « suspectés d’être responsables ou complices, d’abus, détention arbitraire ou meurtre de manifestants » sont concernés par des interdictions de visa à destination des Etats-Unis.

James Cleverly devant le 10 Downing Street à Londres, le 7 juillet 2022. (Crédit : AP Photo/Frank Augstein)

« Le Royaume-Uni et ses partenaires internationaux réaffirment aujourd’hui que nous ne fermerons pas les yeux sur l’oppression brutale menée par le régime », a déclaré le chef de la diplomatie britannique James Cleverly, cité dans un communiqué.

« Nous continuerons à prendre toute une série de mesures pour obliger le régime à rendre compte de ses actes », a-t-il ajouté, dénonçant « la répression brutale exercée contre le peuple iranien » et accusant Téhéran d' »exporter le bain de sang dans le monde entier ».

Si le gouvernement britannique n’a cessé de renforcer ses sanctions contre les Gardiens de la Révolution, il a résisté pour l’instant aux appels à classer cette armée comme « organisation terroriste » au risque de couper tout contact avec Téhéran et empêcher de relancer l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

Les Européens se montrent également prudents alors que les eurodéputés ont adopté en janvier une résolution invitant l’UE à inscrire les Gardiens de la Révolution sur sa liste des « organisations terroristes ».

Créés en 1979 après la victoire de la révolution contre le pouvoir du Chah, les Gardiens (« Sepah-é Pasdaran » en persan) disposent de forces terrestres, navales et aériennes avec des effectifs évalués à plus de 120 000 hommes.

Les Gardiens supervisent le Bassidj (corps de volontaires islamistes), qui a été déployé face aux manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini.

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