Iran: l’ONU appelle à réunir 80 millions de dollars pour les réfugiés
"Le conflit a considérablement mis à rude épreuve les systèmes sociaux nationaux, et les besoins de protection sont en forte augmentation", a encore alerté le porte-parole du HCR

L’ONU a lancé un un appel de fonds pour financer à hauteur de 80 millions de dollars plusieurs de ses agences afin de répondre aux « besoins humanitaires urgents » de près de deux millions de réfugiés et des communautés qui les accueillent en Iran.
L’Iran est le pays qui accueille le plus grand nombre de réfugiés au monde et compte une importante population de migrants, dont des millions d’Afghans (4,5 selon des sources gouvernementales) et des centaines de milliers d’Irakiens, selon l’ONU.
« La récente escalade du conflit plonge les réfugiés (…) et les communautés d’accueil en Iran dans une situation critique. Ils sont confrontés à des problèmes de sécurité, à la perte d’emploi, à une détresse psychologique et à des besoins urgents en matière d’hébergement », a souligné un porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés Babar Baloch, lors d’un point de presse à Genève.
« Nos collègues humanitaires, sous l’égide du HCR, viennent d’élaborer un plan d’intervention d’urgence inter-agences pour les réfugiés afin de soutenir 1,8 million de réfugiés (y compris les Afghans bénéficiant d’un autre statut) et un million de personnes issues des généreuses communautés iraniennes qui les accueillent, affectées par l’escalade du conflit », a-t-il ajouté.
Cet appel vise selon le HCR à collecter d’urgence 80 millions de dollars pour répondre aux « besoins humanitaires immédiats de mars à mai 2026 ».
« Le conflit a considérablement mis à rude épreuve les systèmes sociaux nationaux, et les besoins de protection sont en forte augmentation », a encore alerté le porte-parole du HCR.
« N’oublions pas qu’en Iran, la plupart des réfugiés afghans vivent au cœur des villes, et que tout le monde est touché. Nous recevons chaque jour des milliers d’appels désespérés d’Afghans qui sollicitent notre aide et notre soutien », a ajouté M. Baloch.







