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Iran: prison pour un artiste auteur d’une chanson sur Mahsa Amini

Shervin Hajipour a été reconnu coupable "d'incitation et de provocation à des émeutes visant à perturber la sécurité nationale", selon le message posté par l'artiste sur son compte Instagram

Une femme brandissant une pancarte représentant une photo de Mahsa Amini, 22 ans, une Iranienne décédée alors qu'elle était détenue par les autorités iraniennes, lors d'une manifestation dans la ville de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 25 septembre 2022. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)
Une femme brandissant une pancarte représentant une photo de Mahsa Amini, 22 ans, une Iranienne décédée alors qu'elle était détenue par les autorités iraniennes, lors d'une manifestation dans la ville de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 25 septembre 2022. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)

Un tribunal iranien a condamné à trois ans de prison un chanteur populaire, Shervin Hajipour, dont le morceau « Baraye » était devenu l’hymne du mouvement de contestation ayant secoué l’Iran fin 2022, a annoncé vendredi l’artiste.

L’artiste de 26 ans a été reconnu coupable d' »incitation et de provocation à des émeutes visant à perturber la sécurité nationale », selon le message posté par l’artiste sur son compte Instagram.

Ce verdict n’a pas été confirmé par la justice et les médias officiels.

Shervin Hajipour, actuellement libre sous caution, a également annoncé avoir été condamné pour « propagande contre le pouvoir ».

Le chanteur pop avait écrit et publié « Baraye » (« pour ») après le début des manifestations ayant suivi la mort en détention en septembre 2022 de Mahsa Amini, une femme de 22 ans arrêtée pour non-respect du strict code vestimentaire en vigueur en Iran.

La vidéo de « Baraye » était rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, avant que Shervin Hajipour ne soit placé en détention puis libéré sous caution.

En février 2023, « Baraye » avait reçu aux Etats-Unis un Grammy spécial pour la meilleure chanson pour le changement social. La récompense avait été remise par Jill Biden, l’épouse du président américain Joe Biden, qui avait salué un « appel puissant et poétique à la liberté et aux droits des femmes » en Iran.

La chanson avait été ensuite jouée lors d’une célébration à la Maison Blanche marquant le Norouz, le Nouvel An persan, en mars 2023.

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