Iran: un ministre demande des comptes sur des écologistes détenus sans procès
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Iran: un ministre demande des comptes sur des écologistes détenus sans procès

Accusés d'espionnage au profit de services de renseignements étrangers, au moins douze militants écologistes ont été arrêtés en Iran depuis le début de l'année

Illustration: La prison Evin en Iran. (Crédit : CC BY-SA 2.0 Ehsan Iran/Wikipedia)
Illustration: La prison Evin en Iran. (Crédit : CC BY-SA 2.0 Ehsan Iran/Wikipedia)

Le ministre iranien de l’Environnement a demandé à ce qu’une dizaine de militants écologistes arrêtés pour espionnage depuis janvier et toujours en attente de procès, soient enfin jugés, dans un entretien publié dimanche.

« Nous ne demandons par leur libération ou leur exécution, nous voulons simplement qu’ils soient fixés sur leur sort. C’est leur droit en tant que citoyens », a déclaré Issa Kalantari à l’agence de presse officielle iranienne Irna.

Accusés d’espionnage au profit de services de renseignements étrangers, au moins douze militants écologistes ont été arrêtés en Iran depuis le début de l’année. Parmi eux, huit membres de la Fondation pour la faune persane interpellés en janvier.

Très peu d’informations ont été données sur l’avancée de l’enquête et la date d’un éventuel procès.

« Cela aurait dû être le cas avant la fin de l’été mais leur procès n’a toujours pas commencé », a regretté Kalantari, également vice-président dans le gouvernement du président Hassan Rouhani.

Kavous Seyed Emami, éminent écologiste irano-canadien, donne une conférence en Iran en novembre 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube)

L’un de ces écologistes, Kavous Seyed Emami, universitaire irano-canadien de 63 ans, est mort en prison en février. Selon la version officielle, contestée par sa famille, il s’est suicidé par pendaison.

L’Autorité judiciaire a préparé des actes d’inculpation pour cinq des militants détenus mais aucune date n’a encore été fixée pour le début de leur procès, ont rapporté des médias d’État iraniens.

Kalantari avait déclaré en mai qu’un comité gouvernemental n’avait trouvé aucune preuve permettant d’incriminer les écologistes arrêtés.

Mais l’Autorité judiciaire, dominée par les ultraconservateurs, estime être la seule habilitée à régler ce dossier et a mis en garde les autres organes de la République islamique contre toute ingérence.

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