Ismaïl Haniyeh reconduit à la tête du Hamas
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Ismaïl Haniyeh reconduit à la tête du Hamas

Selon le Hamas, des "dizaines de milliers" de membres du groupe terroriste islamiste ont participé à ce scrutin interne sans opposant connu

Ismail Haniyeh lors d'une visite au camp Ein el-Hilweh, le plus grand camp de réfugiés palestiniens du Liban, près de la ville côtière méridionale de Sidon, le 6 septembre 2020.(Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)
Ismail Haniyeh lors d'une visite au camp Ein el-Hilweh, le plus grand camp de réfugiés palestiniens du Liban, près de la ville côtière méridionale de Sidon, le 6 septembre 2020.(Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Le Hamas a confirmé tôt lundi matin la réélection sans opposition connue de son chef Ismaïl Haniyeh à la tête du groupe terroriste islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, qui a combattu Israël en mai dernier.

Dimanche, des sources avaient suggéré la réélection de M. Haniyeh au poste de chef du bureau politique du groupe qui contrôle la bande de Gaza, enclave palestinienne paupérisée de deux millions d’habitants.

Tôt lundi, le Hamas a publié un communiqué pour confirmer que sa commission électorale avait « achevé la supervision des étapes du processus électoral interne », qui s’est conclu par la reconduction de M. Haniyeh à la tête du bureau politique.

Selon le Hamas, des « dizaines de milliers » de membres de ce groupe islamiste, qui a livré quatre guerres à l’État hébreu depuis 2008, dont la dernière en mai dernier, ont participé à ce scrutin interne sans opposant connu à M. Haniyeh.

Considéré comme un pragmatique, M. Haniyeh, qui partage son temps entre le Qatar et la Turquie, avait été élu à la tête du bureau politique du Hamas en 2017, succédant alors à Khaled Mechaal, qui dirigeait le groupe terroriste depuis 1996.

Le chef du Hamas Khaled Mashaal, à gauche, avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. (Crédit : AP)

Après la victoire du Hamas aux législatives palestiniennes de 2006, les dernières en date, Ismaïl Haniyeh avait toutefois déjà pris la tête d’un gouvernement palestinien d’union.

Et il s’était engagé à œuvrer à la création d’un État palestinien « en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec Jérusalem comme capitale », allant à contre-courant du discours officiel du Hamas qui, alors, ne reconnaissait pas ces frontières.

Mais le Hamas et le Fatah s’étaient lancés en 2007 dans une quasi-guerre civile qui a conduit à la division de fait des Territoires palestiniens avec la bande de Gaza sous la coupe du Hamas d’un côté et la Cisjordanie, sous la coupe de l’Autorité palestinienne, de l’autre.

En mars dernier, le Hamas avait déjà réélu Yahya Sinwar à titre de chef du bureau politique du groupe pour la seule bande de Gaza. Selon des sources au sein du groupe terroriste, cinq candidats étaient alors en lice pour ce poste.

L’élection du chef de l’ensemble du bureau politique du groupe doté d’une puissante branche armée et classé terroriste par les États-Unis et l’Union européenne, avait toutefois été décalée en raison de la guerre avec Israël en mai dernier.

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