Israël annonce l’interception d’une roquette tirée de Syrie
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Israël annonce l’interception d’une roquette tirée de Syrie

Peu avant les médias d'Etat avaient affirmé que les systèmes de défense anti-aérienne du pays avaient été déclenchés en raison d'une attaque imminente attribuée à Israël

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les traces de fumée laissées dans le ciel par les missiles anti-aériens syriens qui auraient été lancés après une frappe israélienne, le 20 janvier 2019 (Capture d'écran : Twitter)
Les traces de fumée laissées dans le ciel par les missiles anti-aériens syriens qui auraient été lancés après une frappe israélienne, le 20 janvier 2019 (Capture d'écran : Twitter)

L’armée israélienne a annoncé dimanche qu’une roquette tirée à partir de la Syrie a été interceptée dans la partie du plateau israélienne du Golan, peu après l’annonce de raids israéliens en Syrie.

« Une roquette tirée vers le nord du plateau du Golan a été interceptée par le système de défense aérien ‘Iron Dome’ « , a indiqué l’armée dans un communiqué. Une porte-parole militaire a ensuite précisé à l’AFP que cette roquette avait été tirée depuis la Syrie.

Des médias syriens locaux avaient auparavant expliqué qu’une attaque attribuée à Israël avait visé la ville d’al-Kiswah, au sud de Damas, qui a déjà été touchée par des frappes israéliennes dans le passé. L’année dernière, l’armée israélienne avait indiqué que les bases situées à proximité d’al-Kiswah étaient utilisées par des milices pro-iraniennes.

« Notre défense anti-aérienne a riposté très efficacement aux frappes aériennes israéliennes visant la région du sud et les ont empêchés d’atteindre leurs objectifs », a indiqué l’agence officielle SANA, sans préciser la cible des raids ou l’existence de victimes.

Les analystes de la Défense rejettent en général les déclarations des militaires syriens concernant la réussite de leurs opérations d’interception, les qualifiant d’exagération ou d’affirmations mensongères.

La frappe présumée a eu lieu quelques heures après qu’un avion-cargo iranien a atterri à l’aéroport international de Damas, selon des données de vol mises à disposition du public. Les responsables de la Défense américains et israéliens expliquent que ce type d’avions – qui ont toutes les apparences des appareils civils – sont utilisés pour transférer des armements avancés depuis Téhéran en direction des missiles chiites pro-iraniennes qui luttent en Syrie et sont notamment destinés au groupe terroriste du Hezbollah.

Un autre avion venu d’Iran sous les couleurs du transporteur Mahan Air était en partance pour la Syrie dimanche dans l’après-midi. Il a changé son itinéraire après les frappes israéliennes présumées, selon les données de vol.

Les militaires israéliens ont refusé de commenter cette frappe présumée.

Cela fait des années qu’Israël mène des frappes contre des cibles iraniennes et du Hezbollah en Syrie, qu’il considère comme des menaces à la sécurité nationale. Ces attaques ont lieu habituellement à la faveur de l’obscurité.

Les forces israéliennes ont mené une opération au début du mois qui était dirigée contre un dépôt d’armement iranien à l’aéroport international de Damas. Lors de la réunion du cabinet, la semaine dernière, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a reconnu que l’Etat juif était à l’origine de l’attaque commise deux jours auparavant – une reconnaissance rare d’un tel raid.

« L’armée israélienne a attaqué des centaines de cibles iraniennes et du Hezbollah », a-t-il déclaré. « Au cours des 36 dernières heures seulement, l’aviation militaire a attaqué des dépôts iraniens remplis d’armes à l’aéroport international de Damas ».

Israël ne commente habituellement pas les attaques individuelles perpétrées en Syrie, se contentant de reconnaître des raids menés contre les cibles iraniennes et liées au Hezbollah dans le pays.

Israël a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie, ces dernières années, contre des cibles liées à l’Iran, qui combat aux côtés de ses groupes mandataires et de la Russie au service du régime du président syrien Bashar al-Assad.

La dernière attaque reconnue était survenue le jour de Noël. A cette occasion, un missile anti-aérien syrien était entré dans l’espace aérien de l’Etat juif et avait été détruit par les défenses anti-aériennes israéliennes.

Israël accuse l’Iran de tenter d’établir une présence militaire en Syrie qui menacerait la sécurité israélienne et de s’efforcer de transférer des armes avancées au groupe terroriste du Hezbollah, au Liban.

Michael Bachner, l’équipe du Times of Israel et l’AFP ont contribué à cet article.

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