Israël arrête le terroriste présumé meurtrier d’un rabbin
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Israël arrête le terroriste présumé meurtrier d’un rabbin

Suite à une chasse à l'homme d'un mois, les forces de sécurité ont appréhendé l'arabe israélien Abed al-Karim Assi dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un soldat israélien arrêtant un suspect après un raid dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 18 mars 2018. (Porte-parole de Tsahal)
Un soldat israélien arrêtant un suspect après un raid dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 18 mars 2018. (Porte-parole de Tsahal)

Les forces israéliennes ont arrêté dimanche le terroriste présumé qui serait l’auteur de l’attaque meurtrière au couteau contre le rabbin Itamar Ben-Gal à proximité d’Ariel, au mois de février, ont fait savoir les services de sécurité du Shin Bet.

Le 5 février, Abed al-Karim Assi, citoyen israélien, aurait poignardé Ben-Gal, âgé de 29 ans, alors qu’il se trouvait à un arrêt de bus aux abords d’Ariel, une implantation de Cisjordanie.

Assi avait fui les lieux de l’attentat et les forces de sécurité avaient lancé une chasse à l’homme qui aura duré un mois. Elle s’est achevée avec son arrestation dimanche, avant l’aube, dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, a fait savoir le Shin Bet.

Les forces israéliennes opérant à Naplouse dans une photo publiée par Tsahal le 18 mars 2018. (Porte-parole de Tsahal)

Les services de sécurité ont indiqué qu’il a été retrouvé à l’intérieur d’une maison de la ville.

Selon l’armée israélienne, Assi a été blessé durant cette arrestation et a été soigné par des médecins militaires. L’armée n’a pas précisé l’origine de ses blessures.

« Cette arrestation a été menée par le Shin Bet, l’unité spéciale de patrouille de la police israélienne et l’armée. Elle a été l’apogée d’efforts intensifs durant lesquels un certain nombre de complices, soupçonnés d’avoir apporté leur aide [à Assi] ou de savoir où il se trouvait, ont été interrogés », a dit le Shin Bet dans une déclaration.

En plus d’Assi, un certain nombre de personnes qui se trouvaient avec lui lors de son arrestation ont également été placées en détention, ont fait savoir les services.

Suite à l’information de son arrestation, les leaders israéliens ont salué les forces de sécurité.

« Une matinée de fierté pour nos forces de sécurité qui se sont emparées du meurtrier lâche du rabbin Itamar Ben-Gal (que sa mémoire soit bénie). Tous ceux qui tentent de lever la main contre nous le sauront : Nous vous pourchasserons, nous vous retrouverons et nous vous traduirons en justice », a écrit le président Reuven Rivlin sur Twitter.

Abed al-Karim Assi sur un post Facebook, le 30 décembre 2017 (Capture d’écran : Facebook)

Pour le ministre de la Défense Avigdor Liberman, l’arrestation d’Assi permet de tourner la page. Il a fait l’éloge des services de sécurité qui ont mené une « opération de renseignements réussie ».

Assi se serait caché à Naplouse, où vit son père, depuis l’attaque. Avant l’attentat, il avait utilisé sa citoyenneté israélienne pour passer du temps des deux côtés de la Ligne verte, notamment aux côtés de sa mère qui vit à Haïfa.

Il avait reçu une assistance de la part des autorités israéliennes en termes d’aides sociales, notamment au sein de la Shanti Home de Tel Aviv pour les jeunes en difficulté.

La coordinatrice de la structure, Hilit Levy, avait indiqué à la Dixième chaîne qu’elle avait été « choquée » d’apprendre qu’il était soupçonné dans l’attentat au couteau commis le mois dernier. Elle avait expliqué qu’il avait décidé de quitter le foyer au mois de novembre 2016 après que les membres du personnel lui ont dit qu’il ne pourrait continuer à faire des visites hebdomadaires à sa famille à Naplouse.

« Il était originaire d’une famille brisée qui ne l’a pas soutenu », avait ajouté Levy.

Le ministère des Affaires sociales avait émis un communiqué après l’attentat disant qu’Assi « était connu des services sociaux ».

« Au cours des années, il y a eu des tentatives visant à aider ce jeune homme qui avait été abandonné par ses parents », ajoutait le communiqué, disant que l’adolescent de 19 ans avait plus d’une fois quitté le logement et le programme de réhabilitation auquel il participait.

Une vidéo de la scène de l’attaque avait montré Assi traversant une route et se dirigeant vers Ben-Gal, debout devant un arrêt de bus, puis lui donnant un coup de couteau. Ben-Gal avait alors tenté de le poursuivre de l’autre côté de la route.

Itamar Ben-Gal, qui a été assassiné par un terroriste palestinien le 5 février 2018, photographié ici avec son épouse Miriam. (Autorisation)

Les médecins avaient tenté de réanimer Ben-Gal, qui avait été poignardé trois fois à la poitrine. Il avait été pris en charge à l’hôpital Beilinson de Petah Tikvah, mais il avait succombé à ses blessures.

Il a été inhumé dans un cimetière de l’implantation de Har Bracha où il vivait avec sa famille, laissant derrière lui son épouse et quatre enfants.

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