Israël bloque l’entrée de Susan Abulhawa
La romancière a été bloquée en raison d'un incident survenu en 2015, lorsqu'elle avait refusé de répondre à des questions de sécurité en rentrant en Israël via la Jordanie

La romancière palestino-américaine Susan Abulhawa a été retenue à l’aéroport de Tel-Aviv, à son arrivée en Israël, et va probablement être expulsée, ont indiqué vendredi des responsables palestiniens et israéliens.
Susan Abulhawa s’est vue refuser l’entrée sur le territoire israélien à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv jeudi soir, a rapporté un porte-parole du Festival de littérature palestinienne « Kalimat » auquel elle devait assister.
Son recours devant un tribunal israélien vendredi matin a été rejeté, ce qui signifie qu’elle sera probablement expulsée dans les heures à venir, a ajouté cette même source.
Selon la porte-parole de l’Autorité de l’immigration israélienne, Sabine Haddad, Mme Abulhawa a été bloquée en raison d’un incident survenu en 2015, lorsqu’elle avait refusé de répondre à des questions de sécurité en tentant de rentrer en Israël via un point de passage terrestre à la frontière avec la Jordanie.
« Son entrée lui a alors été refusée et on lui a dit qu’elle devait s’organiser en avance la prochaine fois », a affirmé M. Haddad, ajoutant qu’elle avait toutefois atterri « sans prévoir son arrivée en amont ».
Selon la porte-parole, cette situation n’est pas liée à un soutien au mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) qui appelle au boycott économique, culturel ou scientifique d’Israël.
Mme Abulhawa, auteure des Matins de Jénine, devait participer à des rencontres à Jérusalem et à Ramallah, en Cisjordanie, à l’occasion du festival de littérature co-sponsorisé par le British Council.
Le mois dernier, une étudiante américaine avait passé deux semaines dans le centre de rétention de l’aéroport de Tel-Aviv, refusant de rentrer aux Etats-Unis, afin de contester en justice le refus des autorités israéliennes de la laisser entrer dans le pays, justifié par son soutien supposé au mouvement pro-palestinien de boycott d’Israël.
Lara Alqasem, qui venait étudier à l’Université hébraïque de Jérusalem et qui disposait d’un visa à cette fin, avait finalement pu entrer sur le territoire après que la Cour suprême a annulé l’interdiction.







