Israël en guerre - Jour 194

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Israël convoque l’envoyé turc après les menaces d’Erdogan adressées à Netanyahu

L'ambassadeur adjoint a été convoqué pour une "réprimande sévère" alors que le président turc promet d'envoyer Netanyahu "à Allah"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan assiste à une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien au bureau présidentiel de Dolmabahce, à Istanbul, le 8 mars 2024. (Crédit : Ozan Kose/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan assiste à une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien au bureau présidentiel de Dolmabahce, à Istanbul, le 8 mars 2024. (Crédit : Ozan Kose/AFP)

Le ministre des Affaires étrangères, Israël Katz, a ordonné vendredi la convocation de l’envoyé de la Turquie en Israël pour une « sévère réprimande » suite aux propos du président turc Recep Tayyip Erdogan qui a juré « d’envoyer [le Premier ministre Benjamin Netanyahu] à Allah. »

« J’ai demandé aux responsables de convoquer l’ambassadeur adjoint turc en Israël pour une réprimande sévère, en raison de la grave attaque d’Erdogan contre le Premier ministre Netanyahu et de ses menaces d’envoyer le Premier ministre Netanyahu à Allah, afin d’envoyer un message clair à Erdogan », a publié Katz sur X.

« Vous qui soutenez les brûleurs de bébés, les assassins, les violeurs et la mutilation de cadavres par les criminels du Hamas, [vous êtes] le dernier à pouvoir parler de Dieu. Aucun Dieu n’écoutera ceux qui soutiennent les atrocités et les crimes contre l’humanité commis par vos amis barbares du Hamas », a ajouté Katz. « Taisez-vous et honte à vous ! »

C’est l’ambassadeur adjoint qui a été convoqué car la Turquie a rappelé son ambassadeur au début de la guerre.

Dans un discours prononcé lors d’un rassemblement électoral jeudi, Erdogan a juré « d’envoyer [Netanyahu] à Allah pour qu’il se charge de lui, le rende malheureux et le maudisse. »

Au lendemain du 7 octobre, la rhétorique d’Erdogan n’a cessé de s’intensifier, attaquant Israël et Netanyahu et apportant son plein soutien au Hamas, qu’il a qualifié de « combattants de la liberté ».

« Personne ne peut nous obliger à dire que le Hamas est une organisation terroriste », a-t-il déclaré lors d’un discours prononcé à Istanbul au début du mois. « La Turquie est un pays qui parle ouvertement avec les dirigeants du Hamas et les soutient fermement. »

Il a également affirmé que « Netanyahu et son administration, par leurs crimes contre l’humanité à Gaza, sont en train de faire inscrire leurs noms aux côtés d’Hitler, de Mussolini et de Staline, comme les nazis d’aujourd’hui. »

Le Hamas est inscrit sur la liste des organisations terroristes par les États-Unis, Israël, le Royaume-Uni, l’Union européenne, le Canada, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et d’autres pays encore.

En octobre, Erdogan a déclaré que le Hamas n’était « pas une organisation terroriste » mais « un groupe de moudjahidines qui défendent leurs terres. » Le terme « moudjahidine » en arabe désigne les personnes engagées dans le Jihad, c’est-à-dire la guerre sainte.

Le président turc est l’un des critiques les plus virulents d’Israël depuis le début de la guerre à Gaza, qui a commencé le 7 octobre avec le déferlement de milliers de terroristes du Hamas sur Israël par voie aérienne, terrestre et maritime, qui ont tué près de 1 200 personnes et en ont enlevé 253 autres, pour la plupart des civils.

Promettant de détruire le Hamas, Israël a répondu par une vaste campagne terrestre et aérienne qui, selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza dirigée par le Hamas, a fait plus de 30 000 morts. Ces chiffres ne peuvent être vérifiés de manière indépendante et comprennent à la fois des civils et des terroristes du Hamas tués à Gaza, ainsi que des victimes des tirs de roquettes du groupe terroriste. Tsahal affirme avoir tué plus de 13 000 agents à Gaza, en plus des quelque 1 000 terroristes qui se trouvaient à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

Erdogan n’a jamais officiellement condamné le massacre de civils israéliens par le Hamas.

Son gouvernement entretient par ailleurs des liens étroits avec le Hamas, la Turquie ayant accueilli certains de ses dirigeants. Bien que le pays ait affirmé qu’il n’hébergeait que la branche politique du groupe, en 2020, Israël a fourni aux services de renseignement turcs des preuves que des membres de la branche militaire du Hamas opéraient dans le bureau, sous la supervision de Saleh al-Arouri, basé à Beyrouth, lequel a été tué lors d’une frappe israélienne présumée au Liban en janvier.

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